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[NCIS] Concours de circonstances
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lilbulle
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MessagePosté le: Jeu 17 Sep - 15:48 (2009)    Sujet du message: [NCIS] Concours de circonstances Répondre en citant

Auteur: Lilbulle et Mimy
Les personnages ne m'appartiennent pas.
L'action se situe entre la saison 4 et 5.


Gibbs était assis au bar, un verre de bourbon devant lui. Il se prit la tête dans les mains en soupirant. Cette journée avait été un vrai désastre. Il se remémora alors ce qui c’était passé en engloutissant le contenu de son verre.

Ils étaient tous dans les locaux du NCIS, à plancher sur cette affaire de terrorisme, lorsque McGee leur fit savoir qu’il avait trouvé où aurait lieu la transaction. Une cellule terroriste devait en effet recevoir une livraison importante d’armes et leurs informations leurs avaient permis de relier la Grenouille à cette affaire. Lorsque McGee leur affirma que la transaction aurait lieu dans moins de 8h dans un entrepôt du sud de LV, la directrice avait lancé :

« Pas le temps de briefer l’antenne locale, on y va. Cynthia va nous réserver un vol prioritaire, pas question que cette ordure me file entre les doigts à nouveau.
-Mais Jen tu ne peux…
-Jethro, je viens avec vous, c’est un ordre. Tu as peur que je ne sois pas à la hauteur ?
-Non, Jen, tu sais bien que ce n’est pas ce que je voulais dire.
-Bon alors cette discussion est terminée. En route. »

Sur ce, ils avaient pris la route de l’aéroport. Le trajet, tout comme le vol, c’était fait dans une ambiance plutôt tendue. Tony embêtait McGee pour passer le temps et surtout, masquer sa nervosité, Ziva nettoyait pour la centième fois son arme, Gibbs et Jen ne s’adressaient pas la parole, échangeant seulement un regard glacial de temps à autre. Il finit par briser e silence en lui disant à voix basse:

« Tu sais Jen, lorsque nous étions sur ce toit avec Kate et Tony, j’ai eu le même horrible pressentiment que maintenant, alors je t’en pris, tout à l’heure, soit prudente. »

Elle n’avait rien ajouté, se contentant de hocher la tête pour lui signifier qu’elle avait compris.

Les choses s’étaient ensuite bousculées. À peine avaient-ils atteint l’entrepôt et rejoint leurs positions que les hommes de la Grenouille et les terroristes faisaient leur apparition. Ziva, Gibbs et Jen couvraient la partie nord du bâtiment, alors que Tony et McGee étaient postés près de la sortie sud afin de couper une éventuelle retraite des terroristes ou de leurs fournisseurs. Lorsque l’échange eut été effectué, Jen donna l’ordre d’appréhender tout le monde. Malheureusement, cela ne s’était pas passé comme prévu et une fusillade s’en était suivie. Les terroristes avaient tous été abattus, comme la plupart des hommes de la Grenouille. Seuls d’eux d’entre eux s’étaient échappés. Gibbs soupira lorsque les coups de feu cessèrent enfin, mais son soulagement fut de bien courte durée. Il aperçut Ziva penchée sur le corps ensanglanté de la directrice. Il se précipita vers elles tout en appelant les secours.

« Merde, Jenny, je peux savoir ce que tu fichais ici sans ton gilet pare-balles !
- C’est ma faute, Gibbs, murmura alors Ziva. J’ai raté mon premier tir sur le salopard qu’il l’a blessée.
- Ziva, c’est pas ta faute, tenta-t-il de l’apaiser Gibbs, qui avait remarqué à quel point elle semblait affectée. »

Les secours étaient finalement arrivés après un temps qui avait semblé à toute l’équipe une éternité. Jen avait été conduite à l’hôpital accompagné de Gibbs dans l’ambulance. Toute l’équipe les avait suivis en voiture. L’état de Jen était critique, mais stable. Les médecins ne savaient pas encore si la directrice allait s’en sortir, les dégâts causés par la balle étant très importants, du fait que le tireur se trouvait à proximité. La balle avait causé une hémorragie interne importante. Les médecins avaient du lui enlever la rate, ainsi qu’une partie d’intestin. Comme les médecins n’autorisaient aucune visite en raison son état, et ce même après que Gibbs se soit mis dans une colère épouvantable contre le chef de service des soins intensifs, ils s’étaient tous résolut à rentrer à l’hôtel en attendant d’avoir des nouvelles.

Donc Gibbs était assis au bar depuis ce moment, tentant de noyer dans le bourbon son inquiétude pour Jen et le reste des problèmes qui le poursuivaient ces temps-ci. Il sursauta lorsque Ziva, qui venait de prendre place près de lui, posa sa main sur son bras.

À suivre...


Ce geste se voulait rassurant, elle savait que Gibbs tenait beaucoup à Jenny, compte tenu de leur relation passée. Jen lui en avait parlé, du temps de leur mission en Europe de l’Est. Elle lui avait pas cité de nom, mais lors de son arrivé au NCIS, Ziva avait compris immédiatement par les regards que s’échangeaient Gibbs et jenny, que c’était lui, l’homme avec qui Jenny aurait voulu passer sa vie, celui dont elle lui avait tant parlé.
Ziva commanda un double whisky sec et en même temps, un autre bourbon pour Gibbs voyant qu’il avait presque atteint le fond de son verre. Ziva vida d’une traite le contenu de son verre et Gibbs, lui, termina lentement son premier verre avant de lui dire :
« Doucement, Ziva, tu ne vas pas tenir la soirée à ce rythme là.
- Je tiens très bien l’alcool, c’est même une chose que m’as enseignée le Mossad pour interroger quelqu’un sous couverture sans qu’il le sache.
- Peut-être, mais ce n’est pas une bonne chose, je ne veux pas retrouver une autre personne à l’hôpital pour aujourd’hui.
Tony et McGee les rejoignirent au bar après avoir profité du casino. Pour sa part, Tony avait tenté sa chance aux machines à sous et McGee au poker afin tenter d’oublier la manière dont s’est déroulée la journée d’aujourd’hui. Devant l’insuccès de leur tentative, ils avaient décidé d’essayer la méthode Gibbs et Ziva. Tony commanda une tequila tandis que McGee un Cosmopolitain, ce qui lui valut une remarque de Tony sur le fait que c’était une boisson de femmes.
« C’est quoi un Cosmopolitain ? demanda alors Ziva.
- Il y a de la vodka avec de la liqueur d’orange du jus de canneberges et de citron vert.
- C’est ce que je disais, une boisson de femme, lança alors Tony d’un air fanfaron
- Tu peux toujours parler, Tony, toi tu n’es même pas capable de boire un 1l de tequila boum boum. »
Tony, piqué au vif, releva le défi et McGee, toujours vexé par la remarque de Tony, se joignit à eux. Le barman sortit une série de 45 verres remplit à ras bord de tequila dispatché en 3 lignes. Tous les trois commencèrent à enchaîner la série de verre. McGee calla à son 7 verres, tandis que Tony et Ziva continuèrent. Ziva avait réussi sans trop difficulté à finir ses 15 verres alors que Tony avait réussi mais en se sentant très mal. Il prit le chemin des toilettes, tout comme McGee, sous le sourire de Gibbs et Ziva. Tony et McGee à leur retour décidèrent de monter dans leurs chambres respectives, laissant Ziva et Gibbs à leur soirée déjà bien arrosée. Gibbs rattrapa assez rapidement son retard sur Ziva, enchaînant verre sur verre alors qu’elle était revenue à son whisky. Après avoir ingurgité une quantité considérable d’alcool, Gibbs était devenu plus bavard et il lança à sa compagne :
« Tu sais Ziva, demain ce serait son anniversaire…. Elle aurait seulement quelques années de moins que toi.
- Elles te manquent toujours autant n’est-ce pas ? »
Il ne répondit pas, se contentant de hocher la tête. La jeune femme poursuivit alors :
« Je sais ce que c’est, Tali me manque elle aussi. Et Ari… ajouta-t-elle dans un murmure. »
Gibbs posa sa main sur la sienne et la serra doucement, comme il l’avait fait, il y avait de cela presque deux ans, lorsqu’elle lui avait avoué qu’Ari était son demi-frère.
Ils continuèrent d’enchaîner verre sur verre, tentant d’oublier ensemble la terrible solitude qu’ils ressentaient.
A suivre...


Le lendemain matin, Gibbs sentait son crâne prêt à exploser lorsqu’il émergea finalement du sommeil. Un poids contre son torse attira alors son attention. Lorsqu’il posa son regard sur la jeune femme endormie, blottie contre lui, il ne pu retenir un sursaut de surprise. Mais qu’est-ce qu’elle fout ici ? songea-t-il sans parvenir à se rappeler la fin de la soirée. Ses efforts de mémoire furent vite interrompus par un grognement de mécontentement émanant de sa partenaire.
« MMMMmmm, Tony, pas tout de suite… »
Cette brève protestation fut vite suivie par un hoquet de surprise ! Ziva lança alors, indignée :
«   Gibbs ! Je peux savoir ce que tu fiche dans mon lit ? Et heu… dans cette tenue !
-          Chut, Ziva, pas si fort, tu veux vraiment que toute l’équipe rapplique maintenant ? Je te ferai remarquer en passant que c’est toi qui es dans mon lit.
-          C’est du pareil au même. Ça n’explique pas pourquoi on est, je…enfin, tu vois ce que je veux dire ! répliqua-t-elle vivement, en tentant de retrouver ses vêtements.
-          Je n’en ai aucune idée, Ziva, la dernière chose que je me rappelle, c’est notre conversation au bar, ensuite…
-          Gibbs, ne me dit pas que toi et moi on a, je veux dire…
-          J’en ai bien peur Ziva. Puis, il avisa l’annulaire de sa main gauche et poursuivit : Mais je crains que ce ne soit pas notre principal problème actuellement. »
Ziva blêmit lorsque Gibbs lui fit remarquer l’alliance, identique à la sienne, qu’elle portait. Ziva sauta du lit, plus qu’énervée, et commença à réaliser que cette nuit non seulement elle avait apparemment couché avec son patron, mais qu’en plus, c’était vraisemblablement leur nuit de noces. Gibbs se rapprocha d’elle pour la calmer. Lui aussi avait du mal à diriger la nouvelle, il se dit que de ces cinq mariage, celui-ci était sans aucun doute le plus rapide et serait aussi certainement le plus court.
«   Ziva, cette situation va s’arranger, il suffit qu’on retrouve la personne qui ne nous a mariés et de faire annuler le mariage, si possible.
-          Si possible Gibbs, ce mariage doit impérativement être annulé. Ma religion m’interdit le divorce et je ne l’enfreindrai pas, mais je n’ai pas envie non plus d’être mariée avec toi ! »
Gibbs était pris de petit flash sur ce qui s’est passé cette nuit. Il n’arrivait pas encore à recoller tous les morceaux, mais une chose dont il était à présent sur, c’est que ce mariage avait été consommé et pas qu’une fois apparemment. Quant à Ziva, elle ne se souvenait de rien pour le moment, peut-être encore choquée par cette nouvelle. Elle préféra prendre la fuite et aller dans sa chambre pour réfléchir à tout ce qui s’était passé cette nuit-là. Ensuite elle devrait s’occuper des formalités avec la personne qui était maintenant son époux, Gibbs.
A suivre...


Pendant ce temps, Tony et McGee attendaient Gibbs et Ziva. Ils s’étaient donné rendez-vous pour prendre tous ensembles le petit déjeuner au restaurant de l’hôtel. Gibbs et Ziva étaient tout les deux en retards de plus d’un quart d’heure maintenant. Le retard de Ziva ne les étonnait pas vraiment, mais celui de Gibbs… C’était sans doute une première pour lui.
Gibbs arriva mal rasé et mal habillé. Il avait enfilé les premiers vêtements qu’il avait trouvé, un peu à la va-vite. Tony et McGee se regardèrent en voyant arriver leur patron. Ils ne l’avaient pas vu comme ça depuis son retour du Mexique. Ils se demandaient bien ce qui était arrivé à Gibbs cette nuit pour le mettre dans cet état. Etait-ce l’état de Jenny qui l’avait autant affecté, beaucoup plus qui l’avait montré hier soir, avant qu’ils ne montent dans leurs chambres ?
Ziva arpentait sa chambre de long en large, cherchant à se rappeler ce qui avait bien pu se passer. Exaspérée, elle envoya valser d’un coup de pied la corbeille à papier qui avait eu le malheur de croiser son chemin. Merde, comment est-ce que j’ai pu me retrouver dans cette situation ! La dernière chose qu’elle se souvenait, c’était d’avoir quitté le bar en compagnie de Gibbs, après que celui-ci eut affirmé qu’elle avait définitivement trop bu. Vraisemblablement, une partie de la soirée lui échappait.
Puis certaines images lui revinrent en mémoire. Gibbs et elle faisait un pacte, d’être toujours là l’un pour l’autre. Il lui promettait de ne jamais la laisser tomber en lui disant qu’i l’aimait profondément, comme tous ses autres agents. Puis elle se souvint du drôle de petit bonhomme trapu qui était apparût à ce moment là. Il avait visiblement interprété cette scène à sa manière et sans faire ni une ni deux, il les entrainait vers la petite chapelle devant laquelle ils se tenaient, tout en leur faisant un discourt sur la beauté de l’amour. Sans trop comprendre ce qui se passait, ils s’étaient vite retrouvés devant l’autel, à échanger leurs vœux de fidélité.
 Lorsqu’elle pu se remémorer la suite des événements, ses joues se colorèrent et elle se sentie fort embarrassée. Son jugement était fort altéré par la quantité d’alcool qu’elle avait ingurgité et elle se sentait tellement seule. Lorsqu’ils avaient rejoint la chambre de Gibbs, elle l’avait attrapé par la main avant qu’il ne disparaisse derrière la porte. Ils s’étaient regardés un moment puis il l’avait attiré contre lui. Ils s’étaient embrassés, puis les choses s’étaient vite enchainées, chacun ayant définitivement besoin de la présence de quelqu’un cette nuit-là.
Elle soupira. Elle aurait peut-être préféré continuer d’ignorer tout ça. Elle avait tellement honte. Elle s’en voulait énormément pour cette perte de contrôle. Ils étaient tous les deux dans un beau pétrin maintenant. Rageusement, la jeune israélienne retira l’alliance qui était toujours à son doigt. Mariés, elle n’en revenait pas. Ils devraient trouver une solution. Elle ne pouvait être la femme de Gibbs, c’était inconcevable. Elle l’aimait beaucoup, du même amour profond qu’une fille à pour son père, mais rien d’autre. Elle s’en voudrait terriblement si elle lui faisait de la peine, si elle gâchait ce qu’il semblait y avoir entre lui et le colonel Mann, il avait déjà tellement souffert, il n’avait pas besoin de ça. La jeune femme se laissa tomber sur son lit, qui était encore impeccablement fait et elle ferma les yeux. Il devait y avoir une solution, il le fallait. 
Pendant ce temps, les autres avaient entamé leur petit déjeuner. Gibbs avait justifié l’absence de Ziva en leur disant qu’elle ne se sentait pas trop bien suite à la soirée d’hier et qu’elle avait préféré se reposer dans sa chambre. Tony ne put retenir un commentaire, accompagné de son air fanfaron habituel, ce qui lui valut une bonne claque derrière la tête de la part de son supérieur. Il reporta alors son attention sur ses œufs et son bacon, afin d’éviter le regard irrité de son patron. Décidément, je me demande ce qui peut bien l’avoir mis dans cet état, se demanda le jeune italien.
C’est à ce moment que Ziva fit son apparition. DiNozzo remarqua pour lui-même que bien qu’elle n’avait pas très en forme, ce n’était pas trop mal, compte tenu de la quantité d’alcool qu’elle avait du ingurgité la veille. Il n’eut pas le temps de dire quoi que ce soit, le portable de Gibbs se manifesta. C’était l’hôpital. Gibbs se leva précipitamment et tous lui emboitèrent le pas.
A suivre...


Gibbs pris le volant de la voiture et emmena toute l’équipe à une rapidité déconcertante à l’hôpital, même un champion de formule 1 n’aurait pas fait mieux. Le reste de l’équipe ne comprenais pas pourquoi tant de vitesse, mais quand ils virent l’hôpital et le visage de Gibbs, ils comprirent immédiatement que le cas de Jenny s’est aggravé. Gibbs freina comme un dingue pour s’arrêter juste devant la porte des urgences, ce qui lui valut à la sortie de la voiture un sermon d’un agent de la sécurité. Gibbs lança alors les clés à McGee afin qu’il déplace la voiture, et pris au pas de course la direction de la chambre de Jenny. Arrivé devant la porte il ne put entrer, un infirmier l’en empêcha. Il vit alors à travers la fenêtre que des médecins étaient autour de jenny en train de tenter de la réanimer en utilisant un défibrillateur, son cœur semblait en train de flancher. À ce moment, l’infirmier tira un rideau devant les vitres pour les empêcher de voir ce qui se passait dans la pièce. Gibbs partit alors brusquement en direction des toilettes, sous les airs étonnés de Tony et McGee. Ziva voulu lui emboiter le pas, mais Tony tenta de l’en empêcher, croyant qu’il valait mieux le laisser seul. Ziva, comme à son habitude ne l’écouta pas. Elle repoussa son bras et pris la direction qu’avait emprunté Gibbs quelques instants auparavant.
Ziva ouvrit la porte et fut surprise de voir Gibbs accroupit au coin d’un mur laissant des larmes couler le long de son visage. C’était la première fois que Ziva le voyait pleurer, lui qui gardait habituellement le contrôle sur ses émotions en toutes circonstances. Elle alla tout doucement vers lui et le pris dans ses bras. Il semblait tellement bouleversé, même vulnérable. Cela la retournait profondément. Malgré le fait qu’elle ne l’aimait pas de l’amour d’une femme pour son mari, il n’en restait pas moins qu’elle le considérait comme un véritable père et qu’elle gardait en mémoire le pacte qu’ils avaient fait, juste avant de finir devant l’autel. Cela était bien plus important pour elle que les alliances qu’ils portaient ce matin en s’éveillant. Elle tenta de le rassurer comme elle put. Elle lu dans ses yeux la crainte qu’il avait de perdre encore une fois quelqu’un qu’il aimait. Voir dans son regard un si grand désarroi la déstabilisait beaucoup, lui qui était toujours un pilier pour l’équipe, mais elle n’en laissa rien paraitre. 
 Gibbs se calma peu à peu, reprenant sa contenance habituelle, grâce aux paroles rassurante de la jeune femme. Il lui murmura alors : « Merci. Pour cette nuit, faudra régler ça, vite. Il faut que ça reste entre nous deux. J’espère au moins que je ne prendrai pas de coup sur la tête cette fois. » Il afficha son petit sourire en coin et Ziva su alors qu’il allait mieux et qu’elle pouvait le laisser. Elle sortit la première en laissant Gibbs seul un moment, afin que les autres ne se doutent de rien. Elle était bien résolut à ce que leur petit problème ne s’ébruite pas, d’ailleurs elle avait réalisée beaucoup de choses suite à cet événement plus qu’inattendu. Vraiment, les autres ne devaient rien apprendre, surtout pas Tony.
Gibbs resta quelques instants seul, assis sur le carrelage froid. Il réalisait tout à coup à quel point sa vie s’était compliquée en à peine 24 heures. Il était marié à Ziva, qu’il considérait comme sa fille, il était amoureux du colonel Mann comme il n’avait jamais aimé personne depuis Shannon et il était mort d’inquiétude pour Jenny, qu’il ne supporterait pas de perdre. Il ne l’aimait plus, pas comme il l’avait aimé en tant qu’amante, mais ils avaient partagé tellement… Il éprouvait pour elle un profond attachement. Elle devait s’en sortir.
Ziva avait rejoint ses collègues, toujours inquiet pour la directrice. Le portable de McGee sonna. C’était Abby qui voulait des nouvelles de Jenny. Il s’éloigna, laissant Ziva et Tony seul dans le couloir. La jeune femme attira son partenaire un peu à l’écart. Elle avait cet inexplicable besoin de lui parler, de lui dire qu’elle tenait à lui.  Pourtant, lorsqu’elle lui fit face, elle ne put prononcer un mot. Tony lui jeta un regard intrigué, sans trop comprendre ce qu’elle lui voulait. Elle bafouilla quelques mots inaudibles en baissant le regard. Il lui souleva délicatement le menton pour qu’elle lui fasse face.
«    Ziva, ce serait plus simple si tu me disais ce qu’il y a, tu ne crois pas ? lui dit-il alors doucement.
-          Tony, je… elle ne termina pas sa phrase, perdant son regard dans les yeux du jeune homme. »
Elle approcha alors son visage du sien et embrassa son partenaire. L’hésitation due à l’effet de surprise fit vite place à une grande intensité. Lorsqu’ils se séparèrent haletant, ils se dévisagèrent un moment. Tony allait lui demander des explications lorsqu’elle se retourna brusquement et se dirigea d’un pas rapide vers la chambre de Jenny. Elle ne pouvait soutenir son regard. Merde, Ziva, qu’est-ce que tu fous ! Comme si la situation n’était pas déjà assez compliquée. Tony la regarda s’éloigner sans rien ajouter, avant de la suivre. Elle avait semblé bouleversée. Il se demandait bien ce qui pouvait se passer dans la tête de la jeune femme. Une chose était certaine pourtant, c’était que ce baiser ne l’avait pas laissé indifférent. Il soupira.
A suivre...


Les manœuvres de réanimations entreprises par les médecins avaient porté fruit. Jenny était revenue parmi les vivants. Les médecins ne pouvaient cependant pas affirmer si elle récupérerait complètement. Le manque d‘oxygène pouvait avoir fait des dommages importants et ils ne seraient fixés qu’à son réveil. C’était sans oublier la balle qui avait laissé des lésions sérieuse dans la région lombaire et ils ne pourraient être certain de la gravité de celles-ci que lorsque la directrice reprendrait consciente. Cependant, pour l’instant, les différents signes cliniques qu’ils pouvaient observés n’étaient pas très encourageants.
Après un moment passé avec les autres dans un silence tendu, Ziva s’éclipsa et décida d’aller prendre l’air, ne supportant plus la présence de Tony près d’elle et l’atmosphère de l’hôpital en général. Gibbs lança alors :
«   Il me faut du café… »
Puis, il s’éloigna, laissant Tony et McGee seuls près de la chambre de la directrice. Il passa à la cafétéria, pris deux cafés et alla rejoindre Ziva à l’extérieur. Il lui tendit le gobelet, qu’elle prit en le remerciant d’un signe de la tête. Ils marchèrent côte-à-côte un moment en silence, puis Gibbs lui lança :
«    Va falloir qu’on en parle, Ziva.
-          Je suis désolée, Jethro, ça n’aurait jamais du arriver. J’ai tellement honte d’avoir perdu le contrôle de la sorte.
-          Ziva, ce n’est pas ta faute, du moins j’ai autant de torts que toi, sinon plus dans cette histoire. Je suis ton patron. J’aurais du garder l’esprit clair. Maintenant, ça ne nous avance à rien de chercher un coupable, il faut régler tout ça. J’étais sincère dans ce que je t’ai dit avant, enfin… que cet imbécile se mêle de nos affaires. J’ai beaucoup d’affection pour toi, comme un père en aurait pour sa fille. C’est pourquoi cette situation ne peut pas durer. Dès que les médecins confirment que l’état de Jenny est de nouveau stable, il faudra retourner à l’hôtel pour retrouver le type qui nous a…. marié.
-          Merci Gibbs. Tony ne doit rien savoir, rien tu comprends… »


Gibbs tenta de déchiffrer se qui se cachait dans le regard de la jeune femme. Se pourrait-il que… Comme si la situation n’était déjà pas assez compliquée comme ça ! Bon, il verrait cela plus tard, l’heure n’était pas vraiment aux remontrances pour l’instant. Il posa sa main sur son épaule et lui dit :
« T’en fais pas. Il ne saura rien. Personne ne saura rien. »
Ils se séparèrent ensuite sans rien ajouter de plus. Gibbs se dirigea vers le bâtiment principal pour retourner au chevet de Jenny et Ziva continua de marcher dans le parc un moment, avant de finalement lui emboiter le pas.
A suivre...


Un peu plus tard, Gibbs reçu un appel du colonel Mann. Etant sans nouvelle de lui depuis plusieurs jours et ayant appris ce qui c’était passé, elle avait décidé de prendre quelques jours de congés, chose qu’elle n’avait pas fait depuis longtemps, pour aller retrouver l’homme qui partageait sa vie depuis quelques temps. Elle avait pris le premier avion en direction de Las Vegas, à la fois pour aller soutenir Gibbs et pour se rassurer elle-même. Elle avait déjà connu cette situation avec l’un de ses anciens partenaires, malheureusement ça ne c’était pas bien fini. Il n’avait pas survécu à ses blessures. Elle espérait que pour Gibbs cette fin serait différente que celle qu’elle avait connu, car elle n’ignorait pas le lien très spécial qui l’unissait à la directrice du NCIS.
À sa sortit de l’avion, elle avait appelé Gibbs pour prendre des nouvelles et tenter de se faire une idée de l’état dans lequel il était. Dans sa voix, elle perçu sa peine et son inquiétude, bien qu’il eut essayé de ne rien laisser paraitre. Elle décida alors de ne pas lui révéler qu’elle était à Las Vegas préférant lui faire la surprise quand il rentrerait à l’hôtel. Elle prit le premier taxi qu’elle pu trouver et se rendit à l’hôtel où logeait l’équipe.
Trente minutes plus tard, Mann arriva enfin à destination, épuisée après un long voyage. Elle demanda à la réception de l’hôtel les clefs de la chambre où était logé Gibbs et après une longue discussion, elle réussit les convaincre de les lui remettre. Lorsqu’elle vit que Gibbs n’était toujours pas rentré de l’hôpital, elle prit ses bagages et les rangea dans l’armoire avant de se faire couler un bain. Après s’être bien détendue dans l’eau brûlante, elle décida de se reposer en attendant le retour de celui qu’elle était venu voir. Elle se glissa donc sous les couvertures et sombra dans un sommeil profond.
Pendant ce temps, à l’hôpital, un médecin informait l’équipe de l’évolution de l’état de leur directrice. Les nouvelles n’étaient toujours pas des plus réjouissantes, mais au moins, elle ses jours n’étaient plus en danger. Maintenant, il restait à savoir quand Jenny allait se réveiller du coma dans lequel elle reposait toujours. Ça pouvait aussi bien être dans quelques heures tout comme dans plusieurs semaines. Ce n’est qu’a ce moment que les médecins pourraient leur en dire plus sur les dommages qu’avait causé la balle et la privation d’oxygène sur son organisme et dans quelle mesure elle pourrait récupérer. L’équipe était maintenant un peu plus rassurée. Par contre, ils étaient tous mort de fatigue. Gibbs prit donc la décision ramener tout le monde l’hôtel afin qu’ils puissent récupérer un peu. Ils reviendraient voir Jenny demain et l’hôpital devait l’aviser de tout changement dans son état.
Lorsqu’ils arrivèrent à l’hôtel, chacun se dirigea vers sa chambre respective sauf Gibbs et Ziva qui avaient besoin de parler de leur mariage. Ils se dirigeaient vers la chambre de Gibbs. Ils y entrèrent et commencèrent à discuter lorsque Gibbs remarqua qu’il y avait quelqu’un dans son lit. Il tira les draps sans aucune délicatesse, pour découvrir que c’était Mann. Cette dernière se réveilla en sursaut et aperçut Gibbs.
«     Que fait tu ici Hollis ?
-          Je voulais te faire la surprise pour t’aider dans la situation difficile que tu traverses. Mais il fallait que je me repose du voyage.
-          Je crois que je vais vous laisser tous les deux dits Ziva.
Mann posa alors son regard sur la jeune femme qui s’éloignait.
«    Que faisait Ziva avec toi et pourquoi tu l’as emmené jusqu’à ta chambre ? lui demanda-t-elle sur un ton accusateur.
-          Je n’ai pas envie d’en parler maintenant, on en parleras plus tard, je suis trop fatigué pour ça maintenant et j’ai autre chose en tête.
-          Oh, ne me sort pas ce genre trop phrase toute faite pour éviter de me répondre à mes questions.
-          Qu’est ce que tu veux que je te dise…
-          Je ne sais pas, la vérité par exemple, ça ne fera pas de mal pour une fois ! lui rétorqua-t-elle avec colère.
-          Bon d’accord, j’avais besoin de parler à quelqu’un de ce qui c’est passé et Ziva était là. Elle pouvait me comprendre.
-          Tu aurais pu m’appeler, j’aurais pu t’aider, lui répondit-elle en se radoucissant
-          Non, je n’aurais pas réussi au téléphone et tu n’y étais pas, j’avais peur que tu ne comprennes pas.
-          Je m’excuse, je n’aurais pas du m’emporter. J’ai réagit comme une idiote, ajouta-t-elle d’une voix tendre. »
Gibbs se changea et s’installa dans le lit, auprès d’elle. Il s’endormi rapidement, laissant Hollis à ses réflexions. Son instinct lui disait que Gibbs ne lui disait pas tout. Une pointe de jalousie au fond d’elle-même la poussait a vouloir trouver les réponses à ses questions. Ils avaient eu du mal à arriver là où ils en étaient et elle ne voulait pas le perdre. Comme elle n’avait absolument plus sommeil, elle sortit prendre l’air, laissant un bref message à Gibbs sur la table de chevet, lui disant de la contacter sur son portable à son réveil.
A suivre...


Ziva avait quitté la chambre, mal à l’aise. Elle avait bien vu au regard que lui avait lancé le colonel que celle-ci n’avait aucunement apprécié de la trouver aux cotés de Gibbs. Elle erra sans but un moment, avant de se décider à aller se reposer dans sa chambre. Elle n’avait envie de voir personne et elle était crevée. Elle s’allongea sur son lit et fini par plonger dans un sommeil peu profond et agité.
Des coups frappés à sa porte la réveillèrent en sursaut à peine une heure plus tard. Elle se leva, toute ensommeillée et entrebâilla la porte. Elle fut alors surprise de voir Gibbs.
« Tu n’es pas avec le colonel Mann ?
-          Hollis est allé faire un tour… J’arrivais plus à dormir, avec tout ce qui arrive. Il faut qu’on  règle cette histoire.
-          Je suis d’accord.
-          J’ai retrouvé ça dans la chambre tout à l’heure, dans une des poches du pantalon que je portais hier soir, lui dit-il en lui tendant une feuille plutôt froissée.
-          La déclaration de mariage.
-          Oui, il y a le nom du célébrant dessus, reste plus qu’à le contacter et on passera le voir. Tout va s’arranger Ziva.
-          J’aimerais bien te croire, lui répondit-elle, peu convaincue. »
Il lui serra doucement le bras en signe de réconfort et s’éloigna. Il sorti son portable et composa le numéro d’Hollis. Il avait bien envie de tout sauf d’une autre scène ce soir alors il valait mieux qu’il la rappelle et qu’il l’invite à dîner. La soirée se déroula sans autre anicroche et tous gagnèrent leur chambre tôt.
Le lendemain, Gibbs et Tony se rendirent au chevet de Jen alors que McGee reprit l’avion pour Washington afin d’aider Abby sur une piste pour retrouver la Grenouille. Ziva pour sa part refusa de les accompagner à l’hôpital. Elle prétexta se sentir mal et Gibbs lui ordonna de se reposer, devinant en partie la raison de se pseudo malaise. Mann resta elle aussi à l’hôtel, Gibbs l’ayant convaincu de profiter de ses congés et lui ayant également promis de revenir tôt.
Ziva avait profité de sa solitude pour contacter l’homme qui avait célébré son union avec Gibbs deux jours plus tôt. Elle dû s’y prendre à plusieurs reprises ce qui la mit d’une humeur massacrante. Quand, enfin, elle pu le joindre, il ne se montra pas très enclin à trouver un arrangement qui satisfasse la jeune femme. Il changea par contre d’avis après que celle-ci, exaspéré, ait complètement perdu son calme et lui eu révélé qu’en tant qu’officier du Mossad elle possédait plus d’un moyen de le pousser à coopérer. Le ton qu’elle avait utilisé avait achevé de le convaincre de la sincérité de la jeune femme. Il leur fixa alors rendez-vous pour le lendemain matin afin d’annuler les documents, qui n’étaient heureusement pas encore partis en direction de l’état civil. En reposant le combiné, Ziva poussa un soupir de soulagement.


Hollis était dans la chambre et venait de terminer un film lorsqu’elle se rendit compte qu’elle avait plutôt faim. Elle décida de commander quelque chose au restaurant de l’hôtel et de se le faire monter directement à la chambre. Elle irait ensuite faire un saut au gymnase et à la piscine pour se détendre. Le maître d’hôtel arriva peu de temps après avec son repas et les serviettes qu’elle avait demandées en plus. Elle fut intriguée par l’air étonné qu’il afficha lorsqu’elle lui ouvrit. C’est pourtant le petit sourire qu’il arbora en lui tendant son plateau qui lui mit la puce à l’oreille. Quelque chose clochait. Pourquoi ce jeune homme avait-il semblé si surpris de la voir là et semblait trouver la situation très amusante ?  Il perdit son sourire lorsqu’il croisa le regard du colonel. Il allait s’éclipser lorsque celle-ci le retint par le bras.
«    Si vous me disiez ce qui vous fait sourire, jeune homme, lui lança-t-elle d’un ton qui  intimait une réponse dans un très bref délais.
-          Je… heu… rien madame. C’est seulement que je…. heu… puis il aperçut dans le couloir la jeune personne qu’il avait vu il y a deux soir dans cette même chambre en compagnie de son principal occupant. Il rougit jusqu’aux oreilles et ne pu articuler un seul mot de plus. »
Hollis tourna les yeux vers l’endroit où regardait le jeune homme lorsqu’il avait perdu tous ses moyens et elle comprit alors ce qui se passait.
«     Vous l’avez vu avec une autre femme n’est-ce pas ? »
Le pauvre serveur ne pu qu’hocher la tête en signe d’assentiment.
«     Quand ?
-          Il y a deux nuits, ils ont appelé le service des chambres d’étages pour avoir des serviettes propres et une bouteille de bourbon. C’est tout ce que je sais.
-          C’était elle, lui demanda-t-elle en pointant en direction du couloir dans lequel Ziva venait de disparaître.
-          Oui, répondit-il en avalant de travers.
-          Bon ça va, fichez le camp, vous attendez quoi, lui lança-t-elle finalement sur un ton plus qu’agressif. »
Le pauvre garçon détala sans demander son reste. Il s’était bien mit les pieds dans les plats et si son patron l’apprenait, il serait viré sur le champ. La discrétion était supposée être le mot d’ordre dans cet hôtel. Au moins, il avait réussi à ne pas mentionner le second appel des deux amants au service aux chambres. Là, vu l’air de celle qu’il supposa être sa femme, le pauvre homme aurait été fichu…
A suivre...


Après cette découverte, Mann ne put s’empêcher d’exploser de rage. Comment avait-il pu ! Heureusement pour Gibbs, il n’était pas dans les parages sinon elle l’aurait sûrement assassiné sur le champ. Et avec Ziva en plus l’une de ses agents. Lui qui ne cessait de rabattre sa fichu règle numéro 12. Elle se dirigea d’un pas rageur vers le casino. Il fallait qu’elle décompresse avant de parler avec Gibbs à son retour de l’hôpital, sinon cette discussion finirait inévitablement en catastrophe. Elle décida d’occuper son esprit en jouant au Black Jack pendant environ une heure, puis passa au gymnase afin de déverser sa colère sur un sac de sable. Elle remonta à sa chambre et se rendit sous la douche. L’eau brûlante qui coulait sur son corps acheva de la calmer et des larmes de dépit coulèrent sur ses joues. Lorsqu’elle sortit enfin de la salle de bain, enroulée dans un épais peignoir, elle avait à peu près repris contenance.
C’est ce moment que choisit Gibbs pour faire son apparition, une surprise pour Hollis à la main. En effet, il s’était arrêté sur le chemin du retour et lui avait acheté un bouquet de roses, ce qui n’était pas dans son habitude, mais il tenait à la remercier d’être venu ici. Par sa simple présence, elle lui avait apporté énormément de réconfort. Mais Hollis n’interpréta pas son geste tout à fait de cette façon. Ayant l’impression qu’il se reprochait quelque chose, elle ne put s’empêcher de lui lancer sur un ton accusateur :
«     Pourquoi ces fleurs, tu as quelque chose à te faire pardonner ?
-          Non, pas du tout, je voulais seulement te remercier pour…
-          Pour quoi ? Pour que je ne t’en veule pas pour la nuit que tu as passé avec Ziva ? Je suis au courant, j’ai parlé avec le maître d’hôtel. Qu’est-ce qu’elle faisait dans ta chambre au milieu de la nuit ?
-          Ce n’est pas ce que tu crois…
-          Ne me prend pas pour une idiote, Jethro.
-          Ziva se sentait coupable pour ce qui est arrivé à Jenny, et moi aussi. On a passé la soirée au bar et lorsque nous sommes montés, nous avions tous les deux besoin de parler. J’ai donc fait monter une bouteille de bourbon, j’en avais plus que besoin, et je l’ai invité à entrer. Ziva avait besoin de décompresser, elle a donc pris une douche et ensuite nous avons discuté une bonne partie de la nuit avant …
-          Avant quoi ? Avant de finir par coucher ensemble ? l’interrompit-elle en colère
-          Hollis, calme-toi.
-          Que je me calme ? Tu passes la nuit avec une autre femme, une femme sous tes ordres et tu veux que je reste calme. Pourquoi te confier à elle d’abord, elle est pourtant la dernière arrivée dans ton équipe. Qu’est-ce qui vous rapprochez tant ?
-          Hollis, Ziva est comme ma fille pour la simple raison qu’elle m’a sauvé la vie au prix d’un énorme sacrifice pour elle. J’ai confiance en elle et elle le sait. Elle sait aussi qu’elle peut compter sur moi.
-          Si vous êtes si proche, alors explique-moi ce que je fais ici.
-          Tu es ici parce que tu es la femme que j’aime.
-          J’aimerais te croire Jethro, mais je sais que tu ne me dis pas tout. Lorsque tu seras disposé à arrêter de me mentir, tu pourras à nouveau m’adresser la parole. »
Sur ces mots, Mann sortit de la chambre en claquant la porte violemment et quitta l’hôtel, déterminée à rentrer à Washington par le prochain vol.
A suivre...


Gibbs se laissa tomber sur le lit, se prenant la tête dans les mains. Depuis quelques jours, sa vie était devenue un vrai cauchemar. D’abord Jenny entre la vie et la mort, puis son mariage avec Ziva et maintenant sa dispute avec la femme qu’il aime et qu’il allait selon toute vraisemblance perdre définitivement. Il se rendit au restaurant de l’hôtel rejoindre les autres avec qui il devait dîner. Il parla peu pendant le repas et remonta tôt à sa chambre. Ziva le suivit et lui dit qu’ils devaient se présenter à 10h le lendemain matin à la chapelle pour annuler leur mariage. Il l’assura qu’il serait présent. Elle comprit rapidement à l’air qu’il avait la raison de l’absence du colonel au restaurant, bien qu’il ait prétexté devant les autres qu’elle avait été rappelée pour le travail. « Elle se doute de quelque chose ? lui demanda-t-elle doucement
-          Oui, le maître d’hôtel n’a pas fait preuve d’une grande discrétion. Je ne sais pas exactement ce qu’elle sait mais elle est convaincue que nous avons eu une aventure.
-          Ce qui n’est pas faux…
-          Là n’est pas la question.
-          Tu vas lui dire quoi ?
-          Je ne sais pas encore, pour l’instant elle est en colère contre moi et je ne sais pas où elle est. Je vais aller dormir, je crois que pour l’instant c’est ce que j’ai de mieux à faire.
-          D’accord, tout va s’arranger Gibbs, tu me l’as promis, lui répondit-elle doucement.
-          Bonne nuit, Ziva, ajouta-t-il simplement en s’éloignant.
-          Laila tov, Gibbs, murmura-t-elle, plus pour elle-même en le regardant s’éloigner. »
Pourvu qu’il ait eu raison, Gibbs avait toujours raison, pensa-t-elle alors. Il ne se trompe jamais. Jen ne va pas mourir, notre situation va se régler et la vie va reprendre son cours. Il le faut, pour lui, pour moi, pour tout le monde. Sur ces pensée, elle aussi regagna sa chambre, elle n’avait aucune envie de croiser Tony, qu’elle avait soigneusement évité toute la journée et à qui elle avait à peine parlé au dîner, sauf pour lui demander des nouvelles de Jenny.
Gibbs avait eu du mal à trouver le sommeil et il avait terminé la bouteille de bourbon qui traînait toujours sur la table basse, à moitié entamée. Il avait fini par succomber de fatigue tard dans la nuit et son sommeil fut peuplé par divers cauchemars. À son réveil, il n’était même pas encore 4h du matin, mais il ne pouvait plus dormir. Il décida de sortir faire un tour dans la ville. Il marcha durant un long moment sans s’arrêter et vit qu’il était arrivé devant l’hôpital. Même si ce n’était pas encore les heures de visite, il décida d’aller la voir quand même.
Il se faufila discrètement jusqu’à sa chambre en utilisant les fameuses techniques qu’il avait apprit chez les marines. Il prit place près d’elle, serra sa main dans la sienne et sans qu’il ne puisse s’en empêcher, il lui raconta ce qui c’était passé depuis qu’elle avait été blessé. Il lui avoua à quel point il s’était senti coupable pour ce qui lui était arrivé, tout comme Ziva. Il relata alors comment ils avaient fini leur soirée au bar, puis leur réveil du lendemain. Des larmes se mirent à couler sur ses joues lorsqu’il lui relata sa dispute avec Mann et comment il s’en voulait de lui avoir menti, mais aussi comment il était désolé de ce qui c’était passé avec Ziva. Elle avait déjà tellement souffert, il s’était juré de la protéger et en perdant le contrôle de la sorte l’avait entraînée avec lui dans une situation des plus inconfortable.
 Pendant que Gibbs lui faisait ce récit, Jenny était sortie de son coma. Elle était plutôt confuse face à ce qu’elle entendait et fut touchée de voir Gibbs aussi bouleversé. Gibbs n’avait pas remarqué le réveil de sa directrice et amie, qui elle s’était bien gardée de l’interrompre, sachant que s’il remarquait qu’elle était consciente, il se refermerait sur lui-même et n’ajouterait rien. Gibbs posa alors sa tête contre la main de Jen. Celle-ci l’attira alors contre elle à l’aide de son autre bras. Gibbs n’opposa aucune résistance, jusqu’à ce qu’il réalise ce qui venait de se passer. Il sursauta et lui demanda d’un ton plutôt inquiet :
«    Y’a longtemps que t’es réveillée ?
-          Assez pour savoir que tu es dans un beau pétrin, Jethro, lui répondit-elle doucement. Heureuse de te voir.
-          Moi aussi, si jamais tu me refais une peur pareille je vais te régler moi-même ton compte, Jen. Ne me refait plus jamais un coup comme ça, tu entends, plus jamais. J’ai vraiment eu peur pour toi.
-          Et c’est-ce qui explique que tu sois dans cette situation tordue ? lui demanda-t-elle, un sourire amusé sur le visage.
-          Te fiche pas de moi d’accord. »
Il était tellement heureux que Jen soit réveillé et surtout, qu’elle soit toujours la Jen qu’il connaissait. Celle qui n’hésitait pas à le provoquer et qui n’avait aucunement peur de son caractère. Un sourire en coin comme il en avait l’habitude se dessina lentement sur ses lèvres et il appela un médecin.
A suivre...


Le médecin arriva avec deux infirmières pour l’examiner. Il vérifia d’abord ses réflexes pupillaires, puis mis à l’épreuve ses capacités mentales et sa mémoire. Tout semblait encourageant jusque là, le médecin n’ayant décelé pour le moment aucun dommage cérébral qu’aurait pu provoquer le manque d’oxygène provoqué par son arrêt cardiaque. C’est lorsqu’il fit un examen neurologique plus poussé que son visage s’assombrit. Lorsqu’il vérifia les réflexes, la sensibilité et la force musculaire de Jenny au niveau des ses membre inférieurs et les résultats qu’il obtint alors ne furent guère encourageant. En effet, les réflexes augmentés de ses membres, associé à une absence de sensibilité ou de force musculaire signifiaient que la moelle épinière de la directrice était endommagée.  Il ne pouvait dire si cela était permanent ou non pour l’instant, mais il craignait le pire, vu le type de blessure subie par la directrice. Il lui annonça alors l’air grave :
«   Directeur Sheppard, j’ai le regret de vous annoncer que votre moelle épinière semble avoir été endommagée. Vous souffrez en effet d’une paralysie totale des membres inférieurs. Pour l’instant je ne peux pas vous dire si c’est définitif ou provisoire. Il va falloir vous emmenez faire un scanner et autres examens pour en avoir une meilleure idée.
-          D’accord docteur, faites tout ce qu’il y a à faire. »
Le médecin et les infirmières quitta la pièce, laissant Gibbs et Jenny ensemble quelques instant. Gibbs vit l’angoisse qui se dessinait sur le visage de Jenny. Il essaya de garder une expression rassurante sur son visage et serra sa main dans la sienne. Il n’avait maintenant plus le droit de craquer, malgré l’inquiétude et le sentiment de culpabilité qui lui broyaient les tripes. Il fallait qu’il reste fort pour Jenny. Elle avait besoin de lui, plus que jamais en ce moment et quoi qu’il puisse arriver, il serait là pour elle, peut importe ce que cela impliquerait. Un brancardier arriva pour emmener Jenny faire des examens, interrompant ainsi le fil de ses pensées.
Une heure plus tard, Jenny fut ramenée à sa chambre. Le médecin fit son apparition peu de temps après avec les résultats des différents examens. Un hématome important c’était formé dans la région médullaire, compressant la moelle, ce qui expliquait la paralysie. Il restait donc un espoir pour que la directrice récupère et remarche un jour, mais rien n’était garanti et une longue rééducation serait nécessaire. Après avoir appris la nouvelle, Jenny sembla retrouver un petit espoir. Gibbs vit dans les yeux de son ancienne partenaire la petite flamme batailleuse qui lui était familière. Jen exigea alors son transfert vers l’hôpital de Bethesda le plus vite possible. Elle devait entreprendre sa rééducation rapidement et elle en avait marre d’être loin de chez elle.
Gibbs quitta Jenny à contre cœur, en lui assurant qu’il lui envoyait Tony pour l’aider à préparer son transfert. Lui devait rejoindre Ziva et il ne doutait pas que celle-ci lui ferait sa fête s’il avait le malheur d’être en retard. Il n’avait vraiment pas besoin de cela en ce moment, il avait déjà assez de trois ex-femmes insupportables et de sa petite amie actuelle qui lui en voulaient…
A suivre...


Lorsqu’il arriva devant la chapelle, il vit Ziva qui faisait les cent pas en l’attendant, l’air passablement énervée. Il s’approcha d’elle, posa sa main sur son bras et l’entraina à l’intérieur. Le petit homme les attendait et les entraina vers un petit bureau à l’arrière de la petite chapelle à la décoration beaucoup trop criarde au goût des deux agents. Le malaise qui planait était palpable. L’homme commença par leur dire qu’il était peu fréquent de voir des gens qui revenaient ainsi sur leur décision. Lorsqu’il croisa le regard de Ziva, il comprit qu’il valait mieux pour lui qu’il se dépêche d’annuler tous ces papiers sons poser plus de question. L’expression sur le visage de Gibbs le conforta dans cette idée. Ce fut fait rapidement et les deux agents purent quitter l’endroit qui les mettait tous les deux mal à l’aise.
En marchant vers leur chambre, Gibbs informa Ziva de l’évolution de l’état de Jenny. Celle-ci fut soulagée de savoir que la directrice était réveillée, mais elle fut bouleversée d’apprendre qu’elle pourrait rester paralysée. Elle éclata alors en sanglots, ce qui prit Gibbs de court. Il ne l’avait vu pleurée qu’une seule fois. Il l’entoura d’une étreinte réconfortante lui murmura :
« Ca va aller, sssshhht, ça va aller. Je t’ai promis que tout s’arrangerait. Elle est vivante et c’est tout ce qui compte. »
Il caressa affectueusement ses cheveux, tentant de l’apaiser. Ziva leva alors vers lui un regard rempli de tristesse et de culpabilité et lui répondit :
«  C’est ma faute, Gibbs, quoi que tu en dises, je devais la couvrir et j’ai échoué. Je n’ai pas su la protéger, comme je n’ai jamais su protéger ceux que j’aimais. Je vais aller dormir. Je vous verrai en partant pour l’aéroport. »
Gibbs était inquiet pour la jeune femme. Elle n’allait pas bien et cela n’était pas seulement dû à l’état de Jenny, il en était certain. Quelque chose d’autre la tourmentait et il devrait découvrir quoi. Il la regarda s’éloigner et sursauta lorsque Mann, qui avait assisté à la scène de loin l’aborda brusquement :
«  Tu veux toujours me faire croire que pour toi elle n’est que ton agent, Jethro. 
-          Hollis, elle ne va pas bien, elle…
-          Jethro, je ne suis pas venue ici pour que tu me mentes en pleine figure.
-          Calme-toi. Ziva s’en veut beaucoup pour ce qui est arrivé à Jenny alors lorsque je lui ai dit qu’elle était réveillée mais qu’elle pouvait rester paralysée, elle l’a plutôt mal pris. Malgré les apparences, Ziva est très sensible. Elle a déjà beaucoup souffert.
-          C’est une raison pour la ramener dans ton lit pour la réconforter ?
-          HOLLIS ! Entre Ziva et moi c’est bien différent de cela. Je ne l’aime pas, pas de la façon dont je t’aime toi. Je la considère comme plus qu’un simple agent je te l’accorde, mais ce n’est pas ce que tu crois. Elle m’a sauvé la  vie et cela en tuant son propre frère. Personne n’est au courant sauf elle et moi, et toi maintenant. Je lui serai éternellement reconnaissant de ce qu’elle a fait et j’ai une totale confiance en elle. Je la considère comme ma propre fille. Elle représente pour moi ce que j’aurais aimé que Kelly devienne, lui répondit-il, d’une voix pleine d’émotion. »
Le colonel Mann avait bien senti la sincérité dans les paroles de son amant. En le regardant dans les yeux, elle avait réalisé à quel point les sentiments qu’il avait pour elle devaient être importants. Son regard trahissait aussi son inquiétude pour Jenny. Elle le soutiendrait de son mieux, c’était son rôle et il avait besoin d’elle. Elle lui sourit alors en l’attirant contre elle :
«   Désolée, Jethro. Je suis vraiment désolée d’avoir réagit comme je l’ai fait. Je serai là pour toi, je te le promets, quoi qu’il arrive tu pourras compter sur moi. »
Sur ces mots ils prirent la direction de la chambre de Gibbs pour prendre quelques heures de repos avant leur vol, prévu un peu plus tard ce jour là.
A suivre...


Ziva était dans sa chambre depuis un moment. Elle essuya les larmes qui coulaient toujours le long de ses joues. La nouvelle que Gibbs venait de lui apprendre l’avait mise dans tous ses états. Jenny allait peut-être rester dans un fauteuil roulant jusqu’à la fin de sa vie et cela par sa faute, à cause de son erreur. Elle devait se reprendre. Elle décida donc de s’occuper l’esprit en commençant à faire sa valise pour rentrer à Washington. C’est à ce moment là que quelqu’un frappa à la porte. Elle ne voulait voir personne donc elle ignora le bruit pendant quelques instants. Malgré cela, l’importun insista ce qui finit par la convaincre d’aller voir de qui il s’agissait. Elle fut surprise d’apercevoir par l’œil magique Tony, qui semblait bien décidé à rester jusqu’à ce qu’elle lui ouvre. Elle s’avoua vaincue. Elle connaissait son partenaire, jamais il ne lui ficherait la paix tant qu’elle ne lui aurait pas ouvert.
«    Tony, qu’est ce que tu fais là ? Tu n’es pas à l’hôpital avec Jenny, lui demanda-t-elle en ouvrant la porte et en lui faisant signe d’entrer.
-          Non, j’y étais, mais elle est en route vers l’aéroport en ambulance pour son transfert vers Bethesda. Elle a eu droit à un vol privé. »
 Il prit une pause puis, voyant que Ziva restait silencieuse enchaina :
«     Il fallait que je te vois, j’ai l’impression que tu m’évite depuis ce qui s’est passé à l’hôpital.
-          Tony, ce n’est pas ça… »
Tony la regarda droit dans les yeux, la tonalité de la voie de Ziva lui parut étrange. Il avait cru y déceler un léger trémolo. Il remarqua également qu’elle avait les yeux rouges, ce qui confirma son impression que quelque chose n’allait pas.
«     Ziva, tu as pleuré ? Qu’est-ce qui te mets dans cet état?
-          Rien Tony, tu ne peux pas comprendre…
-          Ziva, ne dit pas n’importe quoi, je suis là pour ça, on est amis non ?
-          Tony, pas maintenant...
Tony passa doucement sa main sur son visage, essuyant une larme qui roulait sur sa joue, puis il la prit dans ses bras. Ziva s’effondra en larme, elle avait vraiment besoin de laisser libre cours aux émotions qui l’habitaient et surtout elle avait grand besoin du réconfort de quelqu’un. Elle était rassurée par la présence de Tony, elle avait besoin de lui. Ils restèrent tous les deux enlacée pendant un long moment. Tony ajouta alors :
«    Ziva, tu sais que tu peux compter sur moi. Je retourne ce qui c’est passé à l’hôpital dans ma tête depuis que c’est arrivé et j’arrive toujours à la même conclusion. Tu es ma partenaire, Ziva, mais tu es aussi ma meilleure amie et une femme extraordinaire avec qui j’ai envie de bâtir quelque chose de plus solide que tout ce que j’ai connu jusqu’à maintenant. »
Lorsqu’il vit que des larmes coulaient toujours sur le visage de sa coéquipière, une boule se forma dans sa gorge. Il s’était peut-être trompé sur la signification de ce qui c’était passé pour la jeune femme. Il poursuivit alors :
-           Mais peu importe pour l’instant, je veux juste que tu me racontes ce qui ne va pas. Je suis là pour toi.
-          Tony, c’est compliqué tu sais.
-          Toi aussi tu commences à employer ce mot ?
-          Bon ça va, répondit-elle en esquissant un léger sourire à l’allusion de son ami. Je vais essayer de t’expliquer pourquoi je me sens aussi mal. Mais je veux que tu me promettes de ne pas m’interrompre et surtout de ne pas m’en vouloir.
-          Pourquoi tu voudrais que je t’en veuille ?
-          Tony, promet le moi.
               -        Je te promets Ziva
A suivre...


Ziva commença son récit, disant qu’elle n’en pouvait plus de Las Vegas, qu’elle n’avait pas arrêté de faire des erreurs. Elle parlait rapidement, d’un ton nerveux qui ne lui était pas habituel et les mots se bousculaient dans sa bouche. Elle raconta d’abord la fusillade, lui expliquant que c’était de sa faute ce qui arrivait à Jenny, comment elle avait faillit à son devoir de la protéger. Elle trouva dans le regard tendre que lui lançait Tony un tel réconfort et une si grande compréhension qu’elle poursuivit son récit.
-          Tony, il y a quelque chose d’autre que je dois te dire, surtout si ce que tu m’as dit tout à l’heure était sincère, mais tu dois promettre de ne rien dire.
Tony hocha de la tête en guise de réponse.
«     Le soir de la fusillade, au bar, j’ai bu beaucoup, beaucoup trop même et j’ai fait une énorme bêtise. Je… je me suis mariée cette nuit là… à la chapelle près du casino.
-          Quoi ? s’étrangla le jeune homme. Avec qui ?
-          Avec Gibbs, laissa-t-elle échapper dans un murmure. »
Tony n’en croyait pas de ce qu’il venait d’entendre, Ziva marié avec Gibbs. Il allait ajouter quelque chose mais la jeune femme ne lui laissa pas le temps.
«    Laisse-moi finir, Tony, tu as promis. »
Le jeune homme hocha la tête, l’invitant à poursuivre, contenant tant bien que mal ses émotions. Ziva lui expliqua alors les détails de ce mariage, comment ils en étaient arrivés là et son annulation ce matin même. Après ce récit, Ziva fut très étonnée par la réaction mature de Tony devant ce qu’elle venait de lui raconter. En effet, il l’attira à nouveau contre lui, l’assurant que ce n’était pas de sa faute pour Jenny, et que pour Gibbs, qu’il était capable d’oublier et de ne rien dire  aux autres. Il releva alors le menton de la jeune femme et l’embrasa, la prenant par surprise. Il avait eu envie de le faire depuis qu’il était entré dans la chambre. Les confidences de Ziva l’avaient surpris, mais il était touché qu’elle ait eu suffisamment confiance en lui pour se confier. Il s’était beaucoup rapproché de la jeune femme depuis son arrivée dans l’équipe, mais leurs rapports étaient plus tendus depuis qu’il était en mission pour la directrice. Il savoura ce baiser, que Ziva lui avait rendu avec tendresse, sa surprise passée. Il l’attira alors vers le lit où ils s’allongèrent côte-à-côte. Ziva se blotti contre son partenaire et tout deux s’endormirent, profitant de leur premiers instants de bien-être depuis la fusillade, quelques jours auparavant. C’est Gibbs qui les tira de leur sommeil lorsqu’il frappa à la porte quelques heures plus tard.
Ziva se leva d’un bond, boucla sa valise et ouvrit la porte à Gibbs qui s’impatientait. 
«  Grouille, l’avion décolle dans deux heure, il faut partir pour l’aéroport. T’as pas vu DiNozzo ? Il n’est pas dans sa chambre et ne répond pas sur son portable.
-          Heu, j’arrive patron, lança l’intéressé en apparaissant dans l’entrée de la chambre. Je…
-          Je ne veux pas le savoir, le coupa Gibbs. Ramenez-vous ! »
Sur ce, DiNozzo fila à sa chambre et attrapa ses bagages. Il réussit, au prix d’un effort relativement important, à rattraper Gibbs et Ziva avant que la porte de l’ascenseur ne se referme. Ils retrouvèrent le colonel Mann dans le hall de l’hôtel et ensemble prirent la direction de l’aéroport.


A suivre...


________________________


Dernière édition par lilbulle le Mer 23 Sep - 21:14 (2009); édité 13 fois
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MessagePosté le: Jeu 17 Sep - 15:48 (2009)    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Ven 18 Sep - 10:51 (2009)    Sujet du message: [NCIS] Concours de circonstances Répondre en citant

Intéressant début Okay
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MessagePosté le: Ven 18 Sep - 13:57 (2009)    Sujet du message: [NCIS] Concours de circonstances Répondre en citant

Merci, un nouveau chapitre de posté.
L'action ne va pas se défiler aussi rapidement que sur le scénario, ici c'est une fic normal.
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MessagePosté le: Ven 18 Sep - 16:48 (2009)    Sujet du message: [NCIS] Concours de circonstances Répondre en citant

Bourrage de gueules au ncis, pas joli joli ça Laughing:
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MessagePosté le: Ven 18 Sep - 20:01 (2009)    Sujet du message: [NCIS] Concours de circonstances Répondre en citant

Comme on dit ce qui se passe à Vegas, reste à Vegas. Mr. Green
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MessagePosté le: Ven 18 Sep - 20:16 (2009)    Sujet du message: [NCIS] Concours de circonstances Répondre en citant


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MessagePosté le: Sam 19 Sep - 13:53 (2009)    Sujet du message: [NCIS] Concours de circonstances Répondre en citant

Je vois que tu as aimé le chapitre 3 Astrid. Mr. Green
Nouveau chapitre posté.
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MessagePosté le: Sam 19 Sep - 18:01 (2009)    Sujet du message: [NCIS] Concours de circonstances Répondre en citant

Vivement la suite Mr. Green Okay
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MessagePosté le: Sam 19 Sep - 20:59 (2009)    Sujet du message: [NCIS] Concours de circonstances Répondre en citant

Comme c'est demandé avec anthousiaste, voilà la suite.
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MessagePosté le: Sam 19 Sep - 21:11 (2009)    Sujet du message: [NCIS] Concours de circonstances Répondre en citant

Sacrée coquine Ziva, elle cache bien son jeu Mr. Green
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lilbulle
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MessagePosté le: Sam 19 Sep - 21:41 (2009)    Sujet du message: [NCIS] Concours de circonstances Répondre en citant

Selon mon envie la suite sera soit pour ce soir ou pour demain.
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MessagePosté le: Sam 19 Sep - 22:33 (2009)    Sujet du message: [NCIS] Concours de circonstances Répondre en citant

Comme tu as aimé mes créas, voilà la suite.
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Astrid
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MessagePosté le: Sam 19 Sep - 22:49 (2009)    Sujet du message: [NCIS] Concours de circonstances Répondre en citant

c'est compliqué la vie au NCIS Mr. Green
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MessagePosté le: Sam 19 Sep - 22:58 (2009)    Sujet du message: [NCIS] Concours de circonstances Répondre en citant

Oui le Ncis, c'est pire qu'un soap-opéra. Mr. Green
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MessagePosté le: Dim 20 Sep - 20:57 (2009)    Sujet du message: [NCIS] Concours de circonstances Répondre en citant

Nouveau chapitre posté, bonne lecture.
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