Fantastic Worlds Industry Index du Forum
Fantastic Worlds Industry Index du ForumFAQRechercherS’enregistrerConnexion

Les larmes de glace
Aller à la page: 1, 2  >
 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Fantastic Worlds Industry Index du Forum -> Coin des artistes -> Fan-fics -> Autres
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
Astrid
Sociopathe
Sociopathe

Hors ligne

Inscrit le: 27 Juin 2009
Messages: 421
Localisation: in space
Féminin Verseau (20jan-19fev)

MessagePosté le: Lun 26 Juil - 19:51 (2010)    Sujet du message: Les larmes de glace Répondre en citant

Disclaimer : Les personnages sortent de mon imagination et sont donc ma propriété, merci de respecter le copyright Blink

Les larmes de glace

Prologue


Je m’appelle Sarah-Lee Blackwaters, mais on me surnomme plutôt « la sirène écarlate » à cause des longs sillons de sang qui suive mon navire. Mais je n’ai pas toujours été si sanguinaire. Au départ rien ne me prédestinait à vivre cette vie de paria solitaire.

Assise sur un rocking-chair devant ma case sur la Grande Ile Rouge repère et refuge de tous les pirates en retraite, je repense à ma vie et à ce qu’elle aurait pu être si la destinée ne m’avait pas pousse hors des chemins tracés pour moi. J’ai quand même réussi à survivre jusqu’à l’âge vénérable de 55 ans. Pas mal pour une femme de mon époque et après toutes les épreuves que j’ai traversé.

Mais commençons par le début….
________________________
Allons-y Alonso !!!!



Revenir en haut
Publicité






MessagePosté le: Lun 26 Juil - 19:51 (2010)    Sujet du message: Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
Revenir en haut
Elisabeth Madness
Cyberqueen
Cyberqueen

Hors ligne

Inscrit le: 01 Nov 2009
Messages: 981
Localisation: Essaye de monter discrètement à bord du TARDIS
Féminin Scorpion (23oct-21nov) 蛇 Serpent

MessagePosté le: Mer 28 Juil - 15:22 (2010)    Sujet du message: Les larmes de glace Répondre en citant

pas mal ce prologue, vivement la suite, pour en savoir plus sur cette mystérieuse femme ^^
________________________


Revenir en haut
pantademonium
Constructeurs de Tardis
Constructeurs de Tardis

Hors ligne

Inscrit le: 06 Mar 2010
Messages: 21

MessagePosté le: Jeu 29 Juil - 19:30 (2010)    Sujet du message: Les larmes de glace Répondre en citant

J'adore ton prologue il donne envie de lire la suite, et d'en savoir plus sur la vieille pirate
Par contre j'aurais une requette, ce serais si tu ne pourais pas faire comme moi pour les chapitres ?? Les séparés ??


Revenir en haut
Astrid
Sociopathe
Sociopathe

Hors ligne

Inscrit le: 27 Juin 2009
Messages: 421
Localisation: in space
Féminin Verseau (20jan-19fev)

MessagePosté le: Jeu 29 Juil - 19:31 (2010)    Sujet du message: Les larmes de glace Répondre en citant

Chapitre 1

Le chant des vagues


Petite déjà j’étais sur une île, preuve que mon destin se voulait entourer d’eau. Je suis née en 1650 sur la petite île de Man, bien connue pour ses chats et ses moutons. Encadrée par l’Irlande et le Royaume-Unis, nous vivions dans une certaine autonomie, bien que gérer par un seigneur nommé par le roi d’Angleterre. Mon père était considéré comme le bras droit du seigneur du moment, et nous faisions donc parti de la petite noblesse de l’île. De plus notre élevage de moutons à l’usage réservé exclusivement à la famille royale nous apportait de substantiels revenus qui nous permettaient de vivre assez confortablement pour l’époque. Nous ne connaissions pas la famine et les maladies qui ravageaient les continents européens à cette époque. Notre éloignement nous mettait aussi à l’abri des guerres. Nous étions donc heureux de notre sort et vivions une vie aussi douce qu’il était possible.

Je profitais de ce bien être pour passer des heures à jouer avec mes frères et sœurs (nous étions 8 enfants dont j’étais l’ainée). Un jour funeste, alors que nous jouions au bord de la falaise, la plus jeune de mes sœurs alors âgée de 4 ans, chuta. Elle fut tuée en atterrissant les pics rocheux. Cet accident fut le début du calvaire qui allait s’abattre sur la famille.

Un an après, le seigneur de l’île mourût laissant sa place à un jeune seigneur plus cruel. Il se débarrassa d’abord des anciens conseillers de son prédécesseur, ce qui incluait mon père. Notre confort de vie baissa alors d’un cran. Puis il décréta que tous les jeunes hommes devaient faire leur service militaire afin de se mettre au service du royaume britannique lors des guerres. Mes trois frères furent donc envoyés en Ecosse où un régiment avait spécialement été mis en place pour former ces nouvelles recrues.

Ma mère qui avait déjà une santé fragile à la suite de la mort de sa cadette, sombra alors dans une noire angoisse pour ses fils. Elle restait allongée dans sa couche incapable de faire le moindre geste, totalement dépourvue d’énergie. Je pris donc sa place afin de gérer la maison. Du haut des mes seize ans, j’étais déjà une femme et mon père parlait de me marier bientôt. Il n’eut malheureusement pas l’opportunité de me présenter son prétendant car le seigneur de l’île nous fit appeler en son château.

Il m’avait un jour croisé alors que j’allais à la fontaine. Je n’étais pas particulièrement jolie, mon nez était trop long et mes cheveux trop en broussailles. Légèrement blonds tirant sur le roux, ils étaient longs et m’arrivaient au niveau des hanches. Mes yeux étaient gris clairs et changeaient selon mon humeur. De plus ma tenue était des plus basiques : une robe faites en laine de moutons blanche et des sabots de bois. Nous n’avions de toute façon pas les moyens de se payer tissus et étoffes venu d’Angleterre. J’étais donc plus que surprise d’avoir ainsi attirer l’attention d’un homme aussi important.

Cette rencontre semblait contrarier mon père. Il était habitué à une vie simple et avait peur que je ne puisse m’adapter à une vie de château si le seigneur souhaitait que je reste à ses côtés.

Je ne m’inquiétais pas trop me disant qu’il avait dû faire une erreur et me prendre pour une autre fille de l’île. Je préparais donc quelques affaires, embrassait tendrement ma mère et mes sœurs et leur promettait d’être de retour le lendemain. C’est donc l’esprit tranquille que je pris le chemin en compagnie de mon père qui restait muet comme une carpe. Il nous fallut une demi-journée de marche pour atteindre le château.

C’était une immense bâtisse entièrement en pierres taillées, avec de larges tours et un immense pont levi. Je restais quelques instants à l’admirer n’ayant jamais eut la chance de le voir avant. Mon père continuait son chemin et je dû courir afin de revenir à sa hauteur. Il semblait toujours inquiet et j’essayais de le dérider un peu en lui racontant les dernières bêtises de mes petites sœurs, mais cela n’eut aucun succès.

Nous arrivâmes devant la porte qui fut ouverte par un des gardes en uniforme. Ce même garde nous conduisit jusqu’au grand salon. Une grande table richement garnie nous attendait. Au bout de la table se trouvait le seigneur de l’île. Il nous pria de nous asseoir et de faire honneur au repas.

Timidement je pris place. Assise, je pu détailler notre hôte. Il était grand, semblait sportif et vaillant au combat. Ses cheveux bruns arrivaient à la nuque et une légère barbiche encadrait un menton pointu. Ses yeux brillaient d’un éclat étrange, d’une couleur allant du vert au brun. Son attitude reflétait son rang, un mélange d’arrogance et pouvoir. Cela le rendait presque antipathique pour une femme simple comme moi.

Il m’observa lui aussi, un sourire glacial sur les lèvres. Il me demanda de me lever et d’approcher de lui. Un peu anxieuse, j’avançais vers lui et il me fit tourner sur moi-même afin d’observer la bête..Je trouvais cela très humiliant, notamment lorsqu’il soupesa ma poitrine et observa mes dents. Mon père observait la scène tristement. Il savait, d’après l’attitude de l’homme, que mon sort était scellé.

Il me somma de me rasseoir. Son ton était devenu plus dur et ne tôlerait aucun refus. J’obéis donc tout en regardant mon père sans comprendre le changement d’humeur de notre hôte.

Le comte de Derby proposa une somme de 1000 livres à mon père pour faire de moi sa maitresse, offre non négociable et non déclinable. J’avalais ma gorgée de vin de travers et regardait mon père avec des yeux suppliants. Celui-ci détourna le regard avant d’empocher la bourse que lui tendait le comte. Il marmonna que cela serait mieux pour moi et parti sans se retourner me laissant aux mains du seigneur du château.

Celui-ci convoqua un garde qui m’emmena dans mes nouveaux appartements. Encore sous le coup de l’émotion, je m’assis sur le lit et me mis à pleurer. Tout cela me semblait particulièrement injuste. Pourquoi moi ? Reverrais-je un jour ma famille ? A cette pensée mes larmes redoublèrent, notamment en pensant au visage de ma mère quand mon père lui apprendrait la nouvelle. Encore un de ses enfants qui partait de la maison, cela risquait de la tuer. Toute cette tristesse mêlée à la fatigue du voyage me fit m’écrouler de sommeil.

Je fus réveillé par une caresse sur ma joue. Paniquée je soulevais la tête et me retrouvais nez à nez avec une jeune femme. Elle se présenta comme étant Gwendoline, ma nouvelle femme de chambre. Elle s’excusa de son geste, mais voyant une larme rouler sur ma joue, elle avait voulu l’essuyer.

Gwendoline était une jeune femme de mon âge, se qui me rassura, elle pourrait être mon amie dans cette bâtisse inconnue. Petite brune un peu potelée, elle babillait gaiement pendant qu’elle me préparait mon bain matinal. Elle m’avait aussi amené une magnifique robe rouge d’un tissu qui m’était inconnu. Elle me lava délicatement le corps, insistant sur les cheveux, utilisant huiles et onguents pour pouvoir les démêlées. Elle me sécha ensuite dans une grande étoffe de tissu puis entreprit de m’enfiler la robe. J’avais l’impression d’être une poupée !

Après m’avoir longuement brossé les cheveux, elle me fit un chignon afin qu’ils ne s’abiment pas de nouveau. Pendant tout ces préparatifs elle n’avait cessé de me féliciter pour la chance que j’avais d’’avoir été choisi comme maitresse par un si beau seigneur. Je me disais intérieurement que je lui aurais laissé ma place avec joie. Elle me conduisit ensuite dans la grande salle ou nous avions diné la veille.

Le comte était assis à la même place, lisant avec attention des papiers amassés autour de lui. Je tentais de voir de quoi il s’agissait en tendant le cou, mais au même moment il leva les yeux sur moi. Je baissais donc précipitamment la tête.

Il posa le papier qu’il avait entre les mains en soupirant et me souhaita le bonjour, auquel je répondis d’une voix inaudible. Il ne me fit pas répéter et frappa dans ses mains afin que le service apporte le déjeuner. Il ne m’adressa de nouveau la parole qu’a la fin du repas.

- Avez-vous bien dormi dans vos nouveaux appartements ? me demanda-t-il par politesse.
- Très bien merci, bien que tout ces bruits inconnus m’’aient un peu fait peur répondis-je faiblement
- Ne vous inquiétez plus, ce soir je dormirais avec vous. Après tout vous être ma nouvelle maîtresse, il faut bien que je vous étrenne lança-t-il cyniquement

Cette dernière phrase me laissa pâle et muette. Il se leva alors de table et sorti de la pièce m’abandonnant à mon sort. Heureusement Gwendoline arriva peu après afin de me reconduite à ma chambre. Elle me trouva anxieuse et agitée. Je ne pouvais lui expliquer la raison de ma panique. C’était une question délicate que les choses de l’amour notamment pour une novice comme moi. De plus je n’éprouvais aucuns sentiments pour le maître des lieux.

Je passais donc la journée une sourde angoisse nouée au ventre. Je regardais le soleil décliné par la fenêtre de ma chambre lorsque que j’entendis frapper à ma porte. C’était le Comte qui avait décidé de venir plus tôt essayer sa nouvelle acquisition. Il était passablement éméché et ses jambes semblaient vaciller lorsqu’il s’approcha de moi en tentant de m’embrasser. Je reculais alors au fonds de la pièce, effrayée par la brusquerie de la situation. Il voulu alors m’allonger de force sur le lit. Ma peur prenant le dessus, je le repoussais violemment, il perdit alors l’équilibre et s’écroula sur le bord du lit, se cognant rudement la tête.

Il resta alors inerte sur le sol, un peu de sang coulant de son cuir chevelu. Paralysée par la tournure qu’avaient pris les évènements, je sortis de la chambre en appelant à l’aide. J’étais persuadé d’avoir tué le Comte. La première sur place fut ma femme de chambre. Elle jeta un regard dans la pièce et fut presque aussi effrayée que moi. Elle me saisi alors la main et commença une course folle dans les dédales du château. Arrivée au pont levis, elle salua un garde de sa connaissance qui nous fit passer sans faire la moindre objection. Enfin sorti, je m’écroulais de peur suite à notre fuite. Mais je n’eus pas le temps de m’apitoyer sur mon sort que Gwendoline me pris par les épaules et me secoua comme un prunier. Il n’en fallut pas plus pour que je reprenne mes esprits.

Gwen m’exposa alors le plan qu’elle venait de mettre au point. Il fallait que je parte de l’île, car si le Comte était mort, on m’accuserait de l’avoir tuer et s’il était juste blesser, la punition serait extrêmement cruelle. Je n’avais pas d’autre option qu’un exil plus ou moins court. D’ici quelques mois l’affaire serait oublier et je pourrais revenir dans ma famille pensais-je pour me rassurer.

La jeune femme m’emmena alors dans sa famille, on son frère ainé, marin de son état s’apprêtait à reprendre la mer pour aller jusqu’en Irlande faire du commerce. Après que sa sœur lui ait exposé ma situation, il me prit par la taille en disant qu’une jolie fille comme moi ne prendrait pas de place dans la cale. Par contre je devrais me faire très discrète et peut être changé de vêtements. Prendre une allure plus masculine, les femmes étant moyennement apprécié sur les navires.

Wilfried, le frère de Gwen me prêta quelques vêtements afin de me transformer en homme. Une culotte de coton noire, une chemise blanche sous laquelle on avait bandé ma poitrine afin de la masquée des regards trop curieux, et un bandeau rouge nouée autour de mon crâne cachant mes cheveux longs. Ils me passèrent du cirage sur les joues afin d’imiter un début de barbe. Je gardais mes sabots qui étaient unisexe.

Nous entendîmes des cris venus de la rue. Wilfried passa la tête dehors et aperçu plusieurs garde qui parcourait la rue. Il joua alors l’idiot en demandant à un des soldats ce qui provoquait cette agitation. Le soldat lui répondit que la nouvelle maîtresse du Comte s’était enfuie après avoir tenté de le tuer. Il était furieux et la faisait rechercher pour l’emprisonner et décider de son châtiment.

En entendant ces paroles je fus à la fois soulagée de le savoir en vie et terrorisée de mon sort si je me faisais capturer. Des larmes me montèrent aux yeux, bien vite refoulées en pensant à mes nouveaux amis qui prenaient de grand risque pour moi. Je me demandais d’ailleurs comment Gwendoline allait pouvoir s’en sortir après mon départ. Elle avait perdu sa place à cause de moi. Elle me rassura sur ce point lorsque je lui posais la question. Elle me répondit en riant qu’elle était bonne actrice et qu’elle ferait croire que je l’avais obligé à m’aider à fuir. Je fus stupéfaite par son audace.

Au crépuscule je du me résoudre à dire au revoir à ma nouvelle amie, en lui promettant de la revoir dès mon retour. Nous prîmes la route jusqu’au port. Wilfried m’expliqua alors la suite des évènements Il allait convaincre son capitaine de me prendre comme mousse pour le voyage jusqu’en Irlande. Ainsi je payerai mon voyage en travaillant. Puis à mon arrivée je me rendrais chez un ami d’armée de Wilfried qui me garderait à l’abri jusqu’à ce que les évènements se tassent sur l’île. Puis il reviendrait me chercher afin de me ramener discrètement chez moi.

Il me conseilla de me taire lors des négociations avec le capitaine qui était un type bourru. Une phrase de travers et le voyage serait immédiatement compromis. Il me proposa d’ailleurs de me faire passer pour muet afin que ma voix fluette ne me trahisse pas. Mon nouveau nom serait Lee Smith et je venais d’un petit village de l’île.

J’acquiesçais à toutes ces propositions les trouvant toutes pertinentes. Nous arrivâmes devant une taverne. Le jeune homme entra en premier et je le suivi comme une ombre. Il chercha du regard le capitaine qui était attablé devant une chopine de bière. Il s’assit à ses côtes. Il lui expliqua alors ma prétendue histoire. Il me scruta alors d’un œil méfiant. Puis il reprit sa conversation avec Wilfried à voix basse. Je restais dans l’expectative en priant pour que sa réponse soit positive.

Wilfried me rejoignit une vingtaine de minutes plus tard. Il paraissait soucieux. Le capitaine était d’accord pour me prendre à son bord, mais je devrais dormir avec l’équipage dans le fonds du bateau. Le jeune homme craignait que mon identité soit découverte et que le capitaine ne décide de me jeter par-dessus bord. Je décidais de courir le risque.

Nous montâmes donc à bord d’un bateau qui me parut immense comme je n’en avais jamais vu d’autre. Il s’agissait d’une petite goélette parfaite pour des petits trajets comme ceux entre l’île de Man et l’Irlande toute proche.

Wilfried m’avait dit qu’il fallait environ deux jours pour rejoindre les côtes irlandaises. Je devrais donc me faire invisible pendant ces deux longues journées. Avant de partir je m’appuyais au bastingage afin de revoir une dernière fois mon île. J’avais l’espoir de revenir dans peu de temps, mais la quitter me fendait le cœur. Je lui fis un adieu muet alors que les vagues entamaient un chant de nouveau départ.
________________________
Allons-y Alonso !!!!



Revenir en haut
pantademonium
Constructeurs de Tardis
Constructeurs de Tardis

Hors ligne

Inscrit le: 06 Mar 2010
Messages: 21

MessagePosté le: Jeu 29 Juil - 20:03 (2010)    Sujet du message: Les larmes de glace Répondre en citant

J'adore ton histoire domage que tu n'emploies pas les mots de l'époque-ce qui rendrait ton histoire un peu plus réaliste-Alors que dire de l'histoire en elle même, j'aime toujours autant, on en apprend plus sur la jeune femme, même si ce qui est intérésant est sont passé de pirates, mais il faut déjà connaître le pourquoi du comment de l'histoire de la jeune femme, et pourquoi elle a voulu être pirates
vivement les prochains chapitres


Revenir en haut
Elisabeth Madness
Cyberqueen
Cyberqueen

Hors ligne

Inscrit le: 01 Nov 2009
Messages: 981
Localisation: Essaye de monter discrètement à bord du TARDIS
Féminin Scorpion (23oct-21nov) 蛇 Serpent

MessagePosté le: Mar 3 Aoû - 20:49 (2010)    Sujet du message: Les larmes de glace Répondre en citant

J'aime beaucoup ton chapitre, et surtout la raison qui a poussé Sarah à fuir son ile, un chouette début pour une histoire qui va surement être épique! Vivement la suite des aventures de la demoiselle 
________________________


Revenir en haut
Astrid
Sociopathe
Sociopathe

Hors ligne

Inscrit le: 27 Juin 2009
Messages: 421
Localisation: in space
Féminin Verseau (20jan-19fev)

MessagePosté le: Ven 6 Aoû - 17:32 (2010)    Sujet du message: Les larmes de glace Répondre en citant

Chapitre 2

L’escale irlandaise


Le début de la traversée fut un vrai calvaire pour une novice comme je l’étais à l’époque. Le roulis me donnait la nausée. Je passais donc plus de temps la tête par-dessus bord à vider mon estomac qu’à laver le pont. Le capitaine me traitait de marin d’eau douce en me claquant durement le dos avec sa main. Les gars de l’équipage me regardaient faire l’air goguenard. Seul Wilfried semblait avoir de la peine pour moi. Mais il se devait de rester discret. Il m’apporta en douce une feuille de menthe à mâcher, cela était paraissait-il souverain contre le mal de mer. L’effet ne fut pas immédiat, mais je me sentais déjà moins affaiblie.

Le deuxième problème arriva très vite, il s’agissait de coucher au milieu de tous ces hommes sans qu’aucun ne s’aperçoive de ma légère « différence » anatomique. C’est encore une fois Wilfried qui me vint en aide, en décrétant que comme la nouvelle recrue venait de son village, elle devait dormir à ses côtés. Aucun des hommes d’équipage ne souleva d’objection. Wilfrid m’installa ma couverture contre la coque et s’allongea à mes côtés en chien de fusil. Je me trouvais ainsi coincée contre le bois d’un côté et son corps de l’autre, à l’abri des regards. La sensation du corps chaud du jeune homme me troublait, mais je savais qu’avec lui je ne risquais rien.

Les grincements du bateau et les ronflements des hommes me réveillèrent au milieu de la nuit. Je sentis une main posée sur ma poitrine. Wilfried, qui devait faire des rêves d’une certaine nature, me pelotait sans ménagement. Ne pouvant crier sans me faire immédiatement repérer, je tentais de repousser sa main sans beaucoup de succès. Je me résolu donc à le secouer, ce qui eut l’effet escompter puisque dans un grognement il me tourna le dos. Personne d’autre ne s’était réveiller, je l’avais échappé belle. Je pu donc me endormir l’esprit tranquille.

Le matin fut une suite de corvées. Il me fallut d’abord laver le pont à grande eaux, puis éplucher les légumes pour le cuistot. Mon statut de muet me permettait d’écouter discrètement les discussions des marins. Ils avaient hâte d’arriver en Irlande afin de vendre leur marchandise et de rentrer chez eux. Ils espéraient en tirer un bon prix malgré le marchandage des paysans irlandais. Apparemment les relations étaient purement commerciales et les marins ne les portaient pas dans leur cœur. Il se disait d’ailleurs que le pays préparait une fronde contre l’Angleterre et que cela risquait de durer un moment. Les pertes pour eux en cas de conflit seraient très sévères et cela voulait aussi dire plus de travail pendant plusieurs mois. En cas de conflit l’armée de sa majesté mettrait certainement en place un blocus interdisant ainsi le commerce avec l’ennemi.

Je frémis en entendant ces paroles. Je n’avais pas imaginé rester plusieurs mois chez l’ami de Wilfried. Les évènements pourraient donc jouer en ma défaveur.

Me laissant dans l’expectative, je dû travailler comme tout les hommes du bord, ce qui me procura finalement une distraction dans mes sombres pensées.

Le diner fut tendu suite à une bagarre qui avait eu lieu à lors de l’après-midi. Le sujet en avait été un jeu de dés qui avait mal tourné suite à l’accusation de tricherie d’un matelot envers un lieutenant. Le supérieur avait très mal pris l’insulte et avait fait mettre aux fers son adversaire sous les huées des autres marins. Les huées avaient ensuite fait place à des coups des pro-lieutenant contre les pro-matelot. La majeure partie de l’équipage était donc couverte d’ecchymoses plus ou moins voyantes.

Ma deuxième nuit à bord fut un peu moins agitée que la première, Wilfried me tournant le dos dès le début de la nuit. Le bruit des vagues frappant contre la coque me firent l’effet d’une berceuse, et les efforts de la journée m’ayant épuisée, je m’endormis rapidement dans un sommeil sans rêves.

Je me réveillais à l’aube au bruit des hommes ronflants et parlant dans leur sommeil. Je me levais le plus discrètement possible enjambant le corps de mon protecteur. J’espérais pouvoir faire une légère toilette avant que tout l’équipage ne soit sur le pont. Je montais discrètement sur le pont supérieur et me dirigeait vers l’avant du bateau afin de me rendre sur la poulaine afin de faire mes besoins naturels sans que personne ne puisse remarquer ma légère différence. Je pu observer que nous étions à environ une heure des côtes irlandaises. Perdue dans mes pensées je n’avais pas entendu le lieutenant arriver derrière moi. J’eu juste le temps de remonter ma culotte de peau qu’il était à mes côtés. Il m’observa, intrigué. Je lui souris d’un air gêné ne pouvant pas rompre le silence. Je priais intérieurement pour qu’il n’ait rien remarqué. Il me laissa partir tout en continuant à me scruter. Il sembla vouloir dire quelque chose, mais se retint au dernier moment.

Je redescendais prestement en me maudissant de ma stupide négligence. Je me recouchais auprès de Wilfried le cœur battant à tout rompre et les yeux grands ouverts. La corne du réveil sonna peut de temps après. Tout le monde se leva en même temps, ce qui me permit de me faufiler au milieu des autres hommes sans me faire remarquer. L’accostage étant proche, le travail ne manquait pas. Une chance pour moi, le lieutenant étant trop occupé aux manœuvres, il avait cessé de me surveiller.

Nous arrivâmes au port de Belfast, les voiles furent pliées et l’ancre jetée. Avant de descendre les gars devaient signer un registre de présence. C’était le lieutenant qui ce tenait derrière la petite table ou l’on devait signer et obtenir notre solde. Vu que je n’étais que passager pour l’aller, je ne touchais rien mais devait quand même signer pour signaler mon arrivée. Je pris donc la plume dans l’encrier sous le regard narquois de l’homme. Il me souhaita un bon séjour en Irlande et espérait me revoir bientôt. Rougissante je baissais la tête avant de me précipiter à terre à la suite de Wilfried.

Son ami vivait à environ une demi-journée de marche de Belfast. Une fois que nous nous étions assez éloignés du port je pu enlever le bandeau qui me maintenait les cheveux. Je désirais ardemment trouver un cour d’eau sur notre route afin de me rafraichir un peu. J’avais l’impression de sentir le bouc et mes cheveux me piquaient horriblement. De plus je voulais faire bonne impression à mon futur logeur. Après tout il avait quand même accepté de me cacher sans rien demander en retour ce que je trouvais très chevaleresque de sa part. Une part de moi-même semblait décidément vouloir rester petite fille pour se rassurer.
Wilfried se montra un compagnon de route très sympathique. Il prenait soin de se caler à mon rythme de marche et s’arrêta au premier ruisseau que nous traversâmes. Je l’en remerciais vivement. Il se contenta de tourner la tête afin que je puisse faire mes ablutions en toute intimité. Nous nous racontâmes un peu nos vies et il me parla un peu des aventures pittoresques qu’il avait eut avec son ami à l’armée. Le trajet passa donc rapidement et nous nous retrouvâmes bientôt devant une petite cahute. Wilfried frappa et un jeune homme ouvrit la porte.

Sean O’Mara, l’ami de Wilfried avait environ une vingtaine d’années. Il était de taille moyenne, plutôt bien bâti. Ses cheveux était roux et son visage constellé de tâches de rousseur. Ses yeux verts foncés reflétaient une grande bonté et un caractère jovial. Il nous accueillit avec un grand sourire et une vigoureuse tape amicale dans le dos de mon compagnon de voyage. Ils semblaient heureux de se retrouver.

Wilfried fit les présentations et expliqua à Sean le fin mot de cette histoire d’hébergement qui l’intriguait. Il nous avoua qu’il avait pensé que Wilfried avait voulu cacher sa future épouse qu’il aurait mise dans une situation compromettante pour son honneur. Nous nous regardâmes Wilfred et moi et partîmes d’un grand éclat de rire. Jamais une telle idée ne nous avait effleuré l’esprit. Sean se joignit à nous dans ce fou rire et je le trouvais immédiatement sympathique.

Il vivait seul dans une petite cabane de bois. Elle était astucieusement aménagé et finalement plus vaste que je ne l’aurais cru au premier abord. Une cheminée trônait en son milieu et procurait une douce chaleur. Un chaudron ou bouillait le repas du soir fumait et embaumait la pièce toute entière. Sean me montra le coin ou je dormirais le temps de mon séjour. Il m’avait installé un matelas de paille dans un coin de la pièce près de la cheminée. Lui dormirait dans la grange afin de pouvoir se lever tôt le matin. J’étais gêner de le jeter ainsi hors de sa maison. Il m’expliqua alors qu’il adorait dormir dans sa grange car la chaleur des animaux lui apportait plus de confort que celle de la cheminée. Je lui demandais alors quoi faire pour lui rendre service, c’était la moindre des choses. Il rit et me dit qu’il n’était pas très doué pour la cuisine et que cela lui ferait plaisir de prendre un bon repas en rentrant le soir. Je lui promis alors de faire le nécessaire pour qu’il soit le plus heureux des hommes (culinairement parlant).

Wilfried dina avec nous. Sean nous avait fait une spécialité locale. Une panse de brebis farcie à la menthe. Je me forçais à manger son plat un grand sourire aux lèvres. Il avait raison sur ses capacités au niveau cuisine. Je prendrais ça en main dés demain pensais-je. Comme si il avait lu dans mes pensées, Sean me proposa d’aller au marché dés le surlendemain. J’opinais du chef approuvant cette idée.

Wilfried dû repartir après le repas, le bateau devant prendre le large dans la nuit. Il ferait le tour de l’Irlande pour vendre leur marchandise avant de renter à sur l’île de Man. Je ne reverrais donc pas avant au moins trois mois. J’espérais qu’il m’apporterait alors de bonnes nouvelles.

Les adieux furent rapides Le voir s’éloigner me serrait le cœur. Avec lui partait mon dernier fragment de mon ancienne vie. Sean posa alors délicatement sa main sur mon épaule pour me soutenir et me ramener doucement vers l’intérieur de la cabane.

Ma première nuit chez Sean fut reposante. Loin des craintes d’être découverte ou de se faire sauter sauvagement dessus, je dormi comme un bébé. L’odeur de paille fraiche était enivrante et la cheminée prodiguait une douce chaleur à mon corps endolori par le voyage. Mon hôte avait eu la gentillesse de me passer une robe qui avait appartenu à sa mère. Je pu enfin me changer et me sentir un peu plus féminine après avoir passé plus de 48 heures dans la peau d’un homme. Je me coiffais longuement les cheveux avec ma brosse que j’avais réussi à cacher lors de ma fuite. J’y tenais beaucoup car elle me venait de ma grand-mère et était désormais mon seul lien avec ma famille.

Une fois changée, je commençais par passer le balai dans la cabane qui en avait bien besoin. Je remis du bois dans la cheminée et cherchais ensuite ce que j’allais bien pouvoir faire pour le diner. J’attrapais un morceau de pain qui trainait sur la table afin de m’en faire un frugal déjeuner. Je sorti sur le seuil de la bicoque et me dirigeait vers le puis afin d’en tirer de l’eau pour préparer une bonne soupe de légumes. Je me dirigeais donc ensuite vers le jardin. Je prélevais quelques navets et carottes ainsi que diverses herbes aromatiques. Puis j’allais vers le poulailler ou je me permis de prendre deux œufs pour agrémenter mon potage.

Sean était parti aux premières lueurs du jour s’occuper de ses champs. Il prenait grand soin de ses terres qui étaient tout à la fois son gagne pain et l’héritage de ses parents. Wilfried m’avait raconté que Sean avait perdu sa mère à l’âge de 8 ans. Elle était morte en couche ainsi que la petite fille qu’elle attendait. Son père avait alors sombré dans l’alcool se rendant tout les soirs à la taverne du coin pour noyer son chagrin. Il dormait alors toute la journée et se saoulait toute la nuit. Sean avait donc du se débrouiller seul pour que l’exploitation ne soit pas à l’abandon. Avec l’aide de proche cousin il avait pu gérer les problèmes qui se posaient pour le labourage et les semences. L’état de son père ne s’était pas arranger et un matin il ne rentra pas. Une bagarre avait eu lieu à la taverne et le père de Sean avait eut le crâne fracassé. Sean se retrouva donc orphelin à 12 ans. J’éprouvais beaucoup de compassion pour lui. Sa vie n’avait vraiment pas été facile.

Quand il rentra, Sean avait l’air un peu dépité. Je ne comprenais pas pourquoi et n’osais pas lui poser directement la question. Il s’assit à la table en soupirant. Je lui servis alors une assiette de mon potage. Il me regarda avec surprise puis me fit un grand sourire. Il semblait seulement se souvenir de ma présence dans sa maison. Je ne savais pas si je devais me sentir inquiète ou vexée. Il mangea la soupe avec appétit et me raconta ce qui le rendait triste.

Il était amoureux de la fille de la ferme située un peu plus haut dans la vallée. Malheureusement cette dernière ne le remarquait même pas. Il avait tenté de lui envoyer des mots doux, mais il ne se sentait pas assez bon écrivain. A chaque fois qu’il la voyait passer à travers champs, il se forçait à détourner le regard pour ne pas lui sauter dessus. Il savait que les parents de la jeune femme seraient ravis de l’avoir de la famille. Ils pourraient ainsi accoler leurs exploitations ce qui enrichirait les deux familles.

Je lui proposais alors de l’aider à parler à cette fille. Il faudrait d’abord lui offrir un petit présent lui prouvant son intérêt pour elle. Nous pourrions trouver cela lors de notre balade en ville le lendemain.

Nous partîmes dès l’aube afin de profiter au mieux du marché. La route fut calme, nous ne croisions que quelques rares marchands qui se rendaient eux aussi à Belfast. Sean me racontait un peu l’histoire de la ville et notamment du port. Il avait vu passé beaucoup de navires venu des eaux nordiques et quelques anciens Viking s’étaient installés. Récemment un de leur descendant avait fait parler de lui dans tout le pays. Il faisait régner la terreur dans tous les ports ou il posait le pied.

Intriguée, je lui demandais plus de détail sur cette terreur venu du froid. Il fut ravi de me raconter ses divers forfaits. Svend Jarlar, c’était son nom, terrorisait les bateaux marchands en les pillant non loin des côtes. Il venait aussi parfois à terre refaire le plein d’eau douce, de bière et de rhum pour son équipage, ainsi que diverses vivres. Il ne payait jamais ce qu’il prenait et personne n’osait lui dire quoi que ce soit. Il faut dire que sa haute stature et l’immense sabre qui ne quittait jamais son flanc droit ne prêtait pas à discussion.

Nous arrivions doucement sur Belfast. La conversation de Sean m’avait passionné. En entrant dans la ville, nous fûmes pris dans l’agitation qui régnait dans le marché. Les poissonniers ventait la fraicheur de leur poissons, les maraichers nous faisait l’article de leurs légumes. Nous passions devant des étales remplis de gâteaux, pâtés, tissus. Un maelström de diverses saveurs, odeurs et de couleurs m’enivrait. Je n’avait jamais vu autant de diverses victuailles rassemblées au même endroit.

Sean souriait en me voyant passer d’une échoppe à l’autre en poussant des petits cris de surprise. Tour me paraissait magnifique et exotique. Je vis pour la première fois de ma vie un oiseau de toutes les couleurs. Sean m’expliqua que c’était un perroquet qui venait des îles.

Nous nous retrouvâmes bientôt devant un petit magasin qui vendait de magnifiques bijoux. Je pris alors le bras de Sean afin qu’il achète un petit présent pour la dame de ses pensées. Tout gêné il ne savait que choisir. Je l’aiguillais alors sur un petit bracelet en pierre rouge. Il ne coutait presque rien et faisait beaucoup d’effet.

En sortant de la boutique, toute obnubilée par les magnifiques bijoux que je venais d’admirer, je percutais un homme qui se trouvait sur mon passage. Je dû lever la tête pour apercevoir le visage de celui que j’avais heurté. L’homme était très grand, costaud, les cheveux tellement blonds qu’ils en étaient presque blanc et les yeux bleu glacier. Je restais figée comme une statue. Jamais un homme ne m’avait fait un tel effet. Je balbutiais une excuse. Il m’examina une dizaine de secondes avant de faire demi-tour et de reprendre sa route. C’est seulement à ce moment que je me rendis compte du silence qui s’était brusquement fait autour de nous.

Sean, blanc comme il linge, articula un prénom, je déchiffrais Svend et je compris alors qui il me montrait du doigt. Je restais ébahi. Je venais de rentrer dans le plus dangereux individu d’Irlande et celui-ci n’avait entamé aucunes représailles en mon encontre. Enfin du moins je le croyais encore à ce moment là.

Un homme fit signe à Sean de le suivre. Il obéit en tremblant. On ne refusait pas une invitation de Svend Jarlar. Lorsqu’il ressorti de la taverne, il avait la mine défaite. Il s’approcha de moi, les larmes aux yeux et me murmura qu’il était vraiment désolé. L’homme qui l’avait appelé me pris alors par le bras pour m’emmener jusqu'à son navire. Je tentais de me débattre mais l’homme resserra alors sa poigne de fer. Je compris que je n’avais aucune chance de fuite. Je montais alors à bords d’un navire qui me parut immense. Il s’agissait du brick de Svend. A peine monter mon accompagnateur me mena dans ce qui semblait être un bureau. Là, assit dans un immense fauteuil m’attendait le géant nordique. Ainsi commença mon apprentissage de pirate. L’escale irlandaise était bien terminée.
________________________
Allons-y Alonso !!!!



Revenir en haut
Elisabeth Madness
Cyberqueen
Cyberqueen

Hors ligne

Inscrit le: 01 Nov 2009
Messages: 981
Localisation: Essaye de monter discrètement à bord du TARDIS
Féminin Scorpion (23oct-21nov) 蛇 Serpent

MessagePosté le: Ven 6 Aoû - 20:41 (2010)    Sujet du message: Les larmes de glace Répondre en citant

Han j'adore totalement!!! Tes personnages paraissent tellement sympathique (je parle de Wilfried et de Sean, pas de Svend hein Laughing, et j'aime beaucoup les circonstances qui ont fait que Sarah se retrouve enrolée sur le bateau de Svend!
Vivement la suite!
________________________


Revenir en haut
pantademonium
Constructeurs de Tardis
Constructeurs de Tardis

Hors ligne

Inscrit le: 06 Mar 2010
Messages: 21

MessagePosté le: Lun 9 Aoû - 10:50 (2010)    Sujet du message: Les larmes de glace Répondre en citant

j'adore toujours, même si je trouve qu'il manque un peu de dialogue. vivement la suite.

Revenir en haut
Astrid
Sociopathe
Sociopathe

Hors ligne

Inscrit le: 27 Juin 2009
Messages: 421
Localisation: in space
Féminin Verseau (20jan-19fev)

MessagePosté le: Jeu 12 Aoû - 20:31 (2010)    Sujet du message: Les larmes de glace Répondre en citant

Chapitre 3

Le géant nordique

Svend m’observait depuis dix minutes sans rien dire. Debout devant lui, j’attendais nerveusement de savoir ce qu’il voulait faire de moi. Soudain, il se leva et s’approcha d’une sorte de placard. Je me mis à trembler. J’imaginais milles instruments de tortures. Quand il ferma la porte il avait une sorte de capeline dans les bras. Il s’approcha alors de moi et me dit dans un parfait anglais ou pointe d’accent nordique ressortait:

<- Enfiles ça, nous avons un mariage à célébrer au plus vite ! J’ai décidé de faire de toi ma compagne. Aucune femme n’avait encore eu le courage de me dévisager comme tu la fais sur ce marché. Comme j’ai besoin d’une descendance et que tu me parais apte à rester sur mon navire, nous nous marierions ce soir à la pleine lune. Je te laisse te préparer, tu as deux heures devant toi.>

A la fin de sa tirade, il me laissa ce que j’avais pris pour une capeline dans les bras. Il s’agissait en faite d’une robe de mariée avec une traine bordée de fourrure. Jamais je n’avais vu une telle merveille. Puis, sortant de ma contemplation, je me rendis compte alors du sens des paroles que Svend. Il allait m’épouser et me garder prisonnière sur son navire. Il avait aussi parlé de descendance. Ce qui signifiait que d’une manière ou d’une autre j’allais perdre ma virginité dans ses bras. Bien que l’idée de coucher avec cet homme inconnu m’inquiète, j’en avais toutefois plus envie qu’avec mon précédent prétendant. Ce brigand m’avait tout de suite provoqué des frissons dés que je l’avais aperçu. Sa voix était rauque et sensuelle. Finalement seule la perspective de rester prisonnière à vie sur ce bateau me rendait ce mariage insupportable.

Environ une demi-heure plus tard, alors que j’étais assise, toujours plongée dans mes réflexions, l’homme qui m’avait emmené à bord entra dans la cabine du capitaine en compagnie d’une jeune femme d’une vingtaine d’année. Celle-ci semblait sur le point de s’évanouir de frayeur. L’homme qui était en faite le second du capitaine, me voyant toujours dans la même tenue m’enjoignit de me dépêcher. Le capitaine n’étant pas du genre patient. De plus il m’envoyait une femme de chambre afin de me coiffer et de m’habiller pour la cérémonie. La jeune femme serait débarquer dès la fin de la fête, si tout se passait bien rajouta-t-il à mon intention avant de sortir. Cela me mettait donc entre les mains la vie de cette jeune femme encore inconnue pour moi.

Je demandais alors son nom à ma nouvelle femme de chambre. Elle s’appelait Tallulah et travaillait comme bonne pour une riche famille de Belfast. Elle avait été enlevée sur le marché alors qu’elle y faisait ses achats comme tous les jours. Elle ne comprenait pas bien pourquoi elle était sur ce bateau et encore moins pourquoi les brigands avaient volé du matériel de toilette et de coiffure pour dame. Je lui expliquais alors la situation en deux mots. Elle eut alors les larmes aux yeux comprenant que sa vie ne tenait qu’a un fil. Elle me pressa alors de m’habiller. J’enlevais alors la vieille robe que j’avais sur le dos. J’enfilais la magnifique robe blanche, Tallulah m’aidant à la fermer. Elle me fit ensuite un superbe chignon ou elle piqua, les mains tremblantes, des petites perles blanches volées par les pirates. Elle me passa ensuite la traine. Ainsi, quand Svend rouvrit la porte pour m’emmener sur le pont, j’étais prête.

Sur le pont, décoré spécialement pour l’occasion, l’équipage au grand complet applaudit notre arrivée. Un pasteur nous attendait près de la barre. Il ne semblait pas beaucoup plus à l’aise que ma femme de chambre et je subodorais que le pauvre homme avait lui aussi été enlever pour l’occasion.

Je remarquais que nous étions à quelques encablures du port. Ainsi coincés au milieu des flots personnes n’aurait pu s’échapper. Svend pensait vraiment à tout ! Je pu aussi observer l’ensemble de l’équipage. Certain semblaient heureux de l’évènement alors que d’autres me regardaient d’un air féroce. Me sentant effrayée, mon futur mari me serra un peu plus fort le bras afin de tenter de me rassurer. Arriver devant le pasteur je fus prise d’un malaise. Je sentais ma vue se brouiller et mes jambes se dérober. Je m’évanouis soudainement dans les bras de Svend. J’entendis celui-ci exiger des sels afin de me réanimer. Au bout de quelques minutes j’avais repris conscience. Svend me murmura à l’oreille que si j’avais tenté de me soustraire au mariage, j’avais raté ma tentative et qu’il m’aurait épousé même évanouie.

Je me relevais avec quelque difficulté. Mes pieds se prenaient dans la traine et si Tallulah ne m’avait pas aidé, je serais de nouveau tomber aux pieds de Svend. Nous reprîmes notre chemin vers le pasteur sous les rires gras de certains hommes de l’équipage. Un seul regard de mon futur mari les fit cesser à la minute. Je me rendais alors compte du pouvoir et de l’influence du géant nordique sur son équipage. Le pasteur terrifié récita son homélie en me fixant d’un regard suppliant. Les vœux furent vite prononcés et Svend me passa au doigt une alliance en diamant qui me fit pousser malgré moi un petit cri de surprise.

Mon mari bu dans un verre en cristal qu’il fracassa ensuite au sol. La fête pouvait commencer. Un petit orchestre se forma avec un harmonica, une guitare et une cornemuse. Le son n’était pas des plus harmonieux. Des tonneaux de rhum et de bière furent percés et de la viande servie à chacun. Malgré l’ambiance festive une certaine tension se faisait sentir.

Tallulah se faisait inviter à danser par tous les hommes d’équipage. Elle se laissait entrainer malgré sa frayeur. La soirée passant quelques hommes se firent plus pressant avec la jeune femme, l’alcool leur ayant monté à la tête. Un en particulier tenta de déshabiller la femme de chambre qui se mit à hurler. Svend regardait le spectacle sans intervenir. Je saisis donc un sabre qui était à ma portée et me précipitait sur l’agresseur avant que quiconque ne put intervenir. D’un mouvement vif, je lui tranchais la gorge. Le sang gicla tel un geyser et je me retrouvais maculé du liquide gluant. Ma robe si blanche était devenue maintenant rouge sombre.

Je regardais le spectacle dans un état second. L’arme me tomba des mains et je senti soudain une présence à mes côtés. Je tournais la tête et me retrouvais face à face à mon époux. Celui-ci me gifla rudement avant de m’embrasser avec sauvagerie sous les viva de son équipage. Il fit alors manœuvrer le navire afin de ramener la jeune femme et le pasteur à Belfast. Tallulah me serra dans ses bras avant de descendre et me remercia d’être intervenu pour la sauver. Je la regardais descendre avec une pointe d’envie. L’heure de la nuit de noce approchait et mon angoisse grandissait.

Le corps de l’homme que j’avais tué fut jeté à la mer. Je demandais alors à mon mari si je pouvais me laver, car l’odeur du sang commençait à me rendre malade. Un grand sourire aux lèvres (le premier que je lui voyais depuis notre rencontre), il m’emmena à ce qui était maintenant notre cabine. Une baignoire trônait derrière de lourdes tentures. Svend fit appeler un de ses hommes afin de monter de l’eau chaude des cuisines. Une fois la baignoire remplie il me regarda me dévêtir. Extrêmement gênée je lui tournais le dos. J’entrais ensuite dans l’eau et me détendait immédiatement à son contact. J’en profitais pour fermer les yeux. Aussitôt toute la journée défila devant mes yeux. J’étais en plein dans mes souvenirs quand je senti une main se poser sur mon corps.

Je rouvris les yeux, les sens au aguets. Svend se trouvait derrière moi, ses mains descendant dans ma nuque puis sur ma poitrine. Des longs frissons m’envahirent. Les longs doigts de Svend taquinèrent la pointe des mes seins puis plongèrent dans l’eau le long de mon ventre et vers mon antre secret. Quand il en frôla l’entrée je ne puis retenir un léger gémissement. Il cessa alors ses caresses, me souleva de l’eau et me pris dans ses bras puissants. Je remarquais alors qu’il était entièrement dévêtu. Il me posa délicatement sur le lit avant de reprendre là ou il s’était arrêté. Il était très doué et le moment où il fit de moi une femme fut extrêmement doux. Il était surprenant qu’un homme si impitoyable puisse être aussi tendre dans l’intimité. La fin de la nuit fut magique.

Le réveil par contre fut difficile. Svend s’était levé de bonne heure pour gérer son navire. Je me retrouvais donc seule dans cette grande cabine, entièrement nue et ne sachant quoi faire. J’enfilais ma vieille robe puisque je n’avais rien d’autre. Je ne savais si je devais sortir ou pas de la cabine. Je pris alors la décision de sortir afin de prendre un peu l’air.

J’arrivais sur le pont ou tous les hommes d’équipage étaient à leurs tâches. Les uns lavaient le pont, les autres s’occupaient des voilages. Svend était à la barre scrutant l’horizon avec sa longue vue. Sa chevelure dorée volait au vent. Je montais donc le voir comme une jeune fille allant à la rencontre de son amoureux. Le sourire aux lèvres je m’approchais de lui. J’avais dans l’idée de l’embrasser pour le remercier de la nuit passée. Mais quand il posa les yeux sur moi, je compris immédiatement que c’était une mauvaise idée.

Svend me lança un regard glacial ou je sentais une froide colère contenue. Surprise je reculais, manquant de tomber dans les marches menant à la barre. Il me retint de justesse et me serrant toujours le bras, sans dire un mot il me ramena dans la cabine. Il me lâcha et me dit d’une voix cassante de rester là jusqu'à ce qu’il me donne la permission de sortir. Sous le choc, j’éclatais en sanglots, ne comprenant pas ce que j’avais fait de mal.

Je restais prostrée sur le lit toute la matinée, les larmes coulants sans arrêt sur mes joues. Je ne comprenais pas cet homme qui s’était montré si gentil la nuit précédente et qui maintenant me traitait avec tant de mépris. A l’heure du déjeuner un homme du bord m’emmena un bol de ce qui semblait être de la soupe. C’était un jeune garçon qui me parut au premier à bord sympathique. Il me regarda avec compassion avant de sortir rapidement craignant certainement d’être puni s’il restait trop longtemps dans la cabine.

Après avoir mangé le frugal repas, je m’endormis. Je fus réveillé par le bruit de la porte qui claquait à l’arriver de Svend. Il paraissait moins furieux mais pas encore complètement détendu. Il posa sur le lit divers vêtements qu’il me recommanda de porter sur le bateau Il m’ordonna aussi de ne sortir qu’en sa compagnie, je ne devais sous aucun prétexte me balader seule sur le navire. Plusieurs hommes m’en voulaient pour la mort du marin qui avait agressé Tallulah et je mettais ma vie en danger en sortant sans sa protection. De plus il était le maître du bateau et il entendait êtes obéi de tous et de moi en premier lieu. Une femme n’avait normalement pas sa place sur un bateau et s’il me prenait l’idée de n’en faire qu’à ma tête, il connaissait un endroit ou il me débarquerait sans hésiter

J’opinais du chef à toutes ses paroles. J’imaginais que l’endroit en question devait être bien isolé pour qu’il n’ait pas peur que je m’échappe. L’idée que des hommes de l’équipage me détestent ne m’encourageait pas à sortir de toute façon. Je n’avais aucunement l’intention de me faire assassiner par un de ces sauvages ! J’inspectais ensuite les vêtements rapportés par Svend. Il s’agissait en grande partie de vêtement d’homme. Chemises, un pantalon de toile, un foulard, un chapeau et une ceinture. Je trouvais aussi une paire de bottine largement trop grande pour moi. Dans le lot, trônait une superbe robe bleue avec des manches en dentelles. Mon époux m’expliqua qu’elle venait d’un pillage du côté de la Rochelle, une ville de la côte française. Il me conseilla de mettre les vêtements d’homme pour le navire et de garder la robe pour quand nous descendrons à terre.

Il s’allongea sur le lit et me regarda essayer les vêtements. Je me déshabillais et enfilait tout d’abord la robe. Elle était tissée dans une soie bleue nuit très douce sur ma peau. J’avais l’impression d’être une princesse. J’ôtais ensuite la robe pour enfiler une grande chemise blanche. J’aurais presque pu m’en faire une robe car elle m’arrivait aux genoux. Svend ne pu s’empêcher de rire en me voyant dans cet accoutrement. J’enfilais ensuite le pantalon de toile, qui était lui aussi bien trop long. Je demandais à mon mari s’il pouvait me passer une paire de ciseau. Je pu ainsi couper le pantalon au niveau de mes chevilles. Je passais ensuite la ceinture en faisant bouffer la chemise, elle parut ainsi moins longue. Je finissais de visser le chapeau sur mon crane lorsqu’on frappa violemment à la porte de la cabine.. Svend se releva d’un bond et se précipita dehors. J’aurais bien voulu le suivre mais respectait les consignes scrupuleusement.

Quelques minutes plus tard, le bosco frappa à la cabine m’enjoignant de monter sur le pont. Ordre du capitaine. J’hésitais trente secondes et suivait le chemin du bosco. J’aperçu Svend de nouveau à la barre qui me fit signe d’avancer. Je montais donc à ses côtés et il m’expliqua qu’ils avaient pris en chasse un navire marchand espagnol qui approchait des côtes irlandaises. Ils allaient donc bientôt passer à l’abordage afin de leur voler leur marchandise. Je vis un des hommes hisser le pavillon noir. Svend me montra dans sa longue vue les visages effrayés des marins espagnols. Une certaine agitation gagna l’ensemble de l’équipage. La perspective de l’action toute proche réjouissait les hommes du bord. Certains préparaient leurs armes pendant que d’autres s’occupaient de la voilure afin de ne pas se faire distancer.

Je ne comprenais pas bien pourquoi Svend m’avait fait venir. Il paraissait aussi agité que le reste de ses hommes. Je saisis alors qu’il voulait que je voie de mes yeux d’où lui venait sa réputation. Le spectacle promettait d’être sanglant, les pirates ne faisant généralement pas de prisonniers. J’eu une pensée émue pour ces pauvres marins espagnols qui ne retrouveraient jamais leur terre natale ni leurs familles.

Quand le bateau fut assez près les hommes du bord prirent en main des cordes et, leurs lames entre les dents passèrent à l’abordage.
Ne pouvant me décider à regarder le spectacle, j’entendais néanmoins les cris et les supplications désespérées des Espagnols. Une planche fut mise entre les deux bateaux et Svend avança d’un pas martial vers le navire conquis. Il avait aux lèvres le sourire du vainqueur. Il faut dire aussi que ses pauvres bougres n’avaient rien de féroces combattants.

Pendant que les pirates pillaient les cales, ramenant alcool et vivres, Svend avait décidé de fouiller de fond en comble la cabine du capitaine. Il savait par expérience que c’était là que se trouvait tout les trésors tels que l’or ou les bijoux. Il trouvait parfois des cartes indiquant des cachettes ou des lettres emplies de renseignements sur les déplacements des autres navires marchands.

Quand il sortit de la cabine, je le vis se précipiter sur le capitaine du navire espagnole. Il avait apparemment trouvé quelque chose qui l’intéressait mais avait besoin de plus de renseignements. Il avait posé le bout de sa lame sur la gorge de l’homme afin de l’obliger à parler. La technique marchait parfaitement, car le capitaine, les larmes aux yeux débitait tout un discours que je ne pouvais entendre.

Le pont du navire marchand était rouge du sang versé par les combats auquel vient se rajouter celui du capitaine que Svend transperça de sa lame une fois les informations obtenues. Je restais de marbre devant ce spectacle, ne pouvant de toute façon intervenir d’aucune façon. Je ne m’attendais pas, par contre à la mauvaise surprise que les hommes des bords, sous couvert de l’accord de leur capitaine me réservait.

Quand les hommes furent revenus à bord de notre navire, certains blessés légèrement, Svend me fit appeler. J’arrivais donc, un peu chavirée du spectacle qui m’avait été donné d’observer. Devant le bosco se trouvait un jeune garçon, d’une quinzaine d’année, tremblant de peur. Je ne voyais pas bien se qu’il faisait là. Soudain le second me tendit un sabre. Je compris alors ce qu’ils attendaient tous de moi. Je devais tuer ce jeune garçon afin de laver le crime que j’avais commis sur un homme de l’équipage. Du sang versé pour du sang versé, telle était la règle à bord. Je devais donc sacrifié ce pauvre innocent sous peine de représailles. Svend attendait les bras croisés que j’accomplisse mon office.

Les mains tremblantes sur le manche de l’épée, je contemplais le visage de ce pauvre gamin, les yeux larmoyants. Mon premier meurtre n’avait été guidé que par ma rage mais là je n’en trouvais pas la force. Je jetais un regard suppliant vers Svend, mais celui-ci me fit signe de continuer. J’élevais alors l’épée en fermant les yeux l’abattait d’un coup sur le corps du jeune homme. Un cri retentis et puis plus rien. Les hommes d’équipage applaudirent et une main passa sur mon épaule. Je rouvris alors les yeux et vis devant moi le cadavre du garçon ou il manquait une partie du crane. Je ne pus alors empêcher mon estomac de se révulser et vomis sur le pont. Je ne sentis plus les jambes me porter et tombait à genoux en échappant un long sanglot.

Svend me releva et m’emmena vers notre cabine afin que je me nettoie et que je me change, du sang ayant éclaboussé mon visage et mon chapeau. Il voulait aussi me parler d’une chose importante découverte sur le bateau marchand. Je découvrais ainsi un des secrets de mon géant nordique.
________________________
Allons-y Alonso !!!!



Revenir en haut
Elisabeth Madness
Cyberqueen
Cyberqueen

Hors ligne

Inscrit le: 01 Nov 2009
Messages: 981
Localisation: Essaye de monter discrètement à bord du TARDIS
Féminin Scorpion (23oct-21nov) 蛇 Serpent

MessagePosté le: Ven 13 Aoû - 14:59 (2010)    Sujet du message: Les larmes de glace Répondre en citant

Wouhou super suite! Décidément, je l'aime bien ce Svend, un homme puissant, impitoyable, mais terriblement doux avec les femmes. C'est le prince charmant en fait lol. Vivement la suite, que nous puissions nous aussi découvrir un des secrets du géant nordique ^^
________________________


Revenir en haut
pantademonium
Constructeurs de Tardis
Constructeurs de Tardis

Hors ligne

Inscrit le: 06 Mar 2010
Messages: 21

MessagePosté le: Dim 15 Aoû - 20:25 (2010)    Sujet du message: Les larmes de glace Répondre en citant

Eh bin, l'es om le pouick pouick pouick Oumba, hein il est où, attentions à la police pirates Bouhahahahah J'adore toujours aussi bien.

Revenir en haut
Elisabeth Madness
Cyberqueen
Cyberqueen

Hors ligne

Inscrit le: 01 Nov 2009
Messages: 981
Localisation: Essaye de monter discrètement à bord du TARDIS
Féminin Scorpion (23oct-21nov) 蛇 Serpent

MessagePosté le: Dim 15 Aoû - 20:37 (2010)    Sujet du message: Les larmes de glace Répondre en citant

Mdr, t'es fan de la Famille Pirate, Panta ?
________________________


Revenir en haut
Astrid
Sociopathe
Sociopathe

Hors ligne

Inscrit le: 27 Juin 2009
Messages: 421
Localisation: in space
Féminin Verseau (20jan-19fev)

MessagePosté le: Mer 1 Sep - 13:18 (2010)    Sujet du message: Les larmes de glace Répondre en citant

Chapitre 4

Les larmes de glace

Svend me raconta un peu l’histoire de sa famille. Son grand-père avait été un riche et puissant seigneur de Suède. Aimé par son peuple il avait de plus de très bon rapport avec la famille royale. Tout semblait aller bien pour lui jusqu’au jour ou la reine lui demanda de faire parvenir un superbe collier de diamants offert par le tsar de Russie son cousin pour son anniversaire. Ce collier était baptisé « larmes de glace » car les diamants étaient taillés de tel sorte qu’on aurait pu croire à des larmes qui aurait givrées dans le froid de Russie. Un émissaire devait l’emmené jusqu’au Danemark ou le grand-père de Svend devait le récupérer et le déposer chez la reine. Malheureusement tout ne se passa pas comme prévu. Des ennemis de l’aïeul Jarlar avait eut vent de l’affaire et comptaient bien le faire passer pour un traitre à la couronne.

L’escorte qui transportait le seigneur et les diamants fut attaquée lors de la traversée en mer entre le Danemark et la Suède. Seul le vieil homme survécu et fut déposé sur la côte suédoise. Il savait que rentrer sans le précieux bien signait sa disgrâce et le déshonneur sur sa famille. Il passa donc en hâte chez lui enjoignant sa femme de partir avec son fils loin de la Suède. Il avait des connaissances en Irlande qui accepteraient de les héberger. Comme c’était un homme fier, et après qu’il ait mis sa famille en sécurité, il se rendit à la demeure royale pour tenter d’expliquer la disparition des diamants. Mais la reine furieuse le fit jeter en prison ou le pauvre homme mourut en peu de temps victime d’une des nombreuses maladies grouillant dans les cachots.

Le père de Svend se retrouva donc exilé en Irlande passant de la vie de château à la plus grande misère. Sa mère du travailler comme femme de chambre et servante dans différentes riches familles irlandaise. Il apprit rapidement la langue afin d’être moins perdu. Il avait quelques leçons d’anglais lors de sa vie de châtelain. Ce qui facilitait grandement les choses. Il apprit aussi à tailler le bois et à s’occuper d’une ferme afin d’aider un peu sa mère financièrement. C’est lors d’un été ou il était engagé pour aider à la moisson qu’il rencontra la mère de Svend. Elle était la fille du fermier. Les négociations furent difficiles mais le père de la jeune finit par donner son accord pour le mariage Le grand-père maternel de Svend acceptait mal que sa fille épouse un homme sans situation et qui n’avait pas de racines irlandaises. Mais le voyant abattre le travail de quatre hommes à lui seul, il se dit que finalement un peu de sang neuf ne faisait pas de mal.

Svend naquit un an plus tard. Il grandit dans l’amour de ses parents. Seul son père paraissait parfois très en colère. Un jour Svend lui demanda pourquoi et il apprit alors l’histoire tragique de sa famille. Il jura alors à son père qu’un jour il retrouverait ce fameux collier et qu’il laverait ainsi l’honneur de sa famille. Son père éclata alors de rire et passa sa mains dans les cheveux de son garçon en lui disant que c’était une belle chose de rêver. Mais à partir de ce jour, sa détermination avait pris le dessus et il cherchait tout les renseignements qu’il pouvait glaner sur les pérégrinations du collier. Adolescent il déserta la vie de fermier pour devenir marin. Il se fit engager comme mousse sur un navire qui faisait route vers la Suède et espérait ainsi remonter à la source.

Son premier voyage se passa plutôt mal, car il manqua de tomber plusieurs fois à l’eau et plusieurs marins saouls tentèrent de lui faire du mal. Un peu écœuré il décida de descendre à mi-chemin et se retrouva dans le nord de l’Ecosse. Cette fois la chance était avec lui. Il sauva la vie d’un homme qui s’étouffait en lui flanquant un coup de poing dans l’estomac se qui eut pour effet de le faire cracher et ainsi de respirer de nouveau. Il se trouva que celui-ci était à la tête d’une escouade de marins sans dieu ni maitre. Ainsi Svend devient pirate. Le capitaine le considérant comme son ange gardien et presque comme son fils lui légua son bateau. Comme il était apprécié des hommes du bord la transition se passa en douceur. Svend pu alors reprendre sa quête initiale.

Il avait réussi à glaner plusieurs précieux renseignements lors de ses divers voyages. Il avait une petite idée de l’endroit ou pouvait se trouver le fruit des ses recherches. Et lorsqu’il avait fouillé la cabine du capitaine espagnol, il était tombé sur un document qui faisait mention de larmes de glace en route vers la France. C’est pourquoi il avait interrogé violemment le pauvre homme. Mais il était maintenant sur d’une chose. Il fallait qu’il descende vers une ville française nommée Bordeaux ou toute sorte de trafic avait lieu. Le collier devait être déposé dans cette ville pour ensuite faire route vers l’île de Malte. Il devait donc l’intercepter en France afin de le ramener ensuite vers sa destination première, la Suède.

J’étais captivée par l’histoire de sa famille et par sa recherche de leur honneur perdu. Je comprenais mieux pourquoi il était aussi dur avec ses hommes. Il ne pouvait pas se permettre une mutinerie s’il voulait mener ses projets à bien. Il avait besoin d’un équipage fiable et c’est pourquoi il m’avait poussé dans mes derniers retranchements afin de montrer à ses hommes que malgré son mariage, il n’y aurait pas de traitement de faveur.

Il me dit aussi que nous quitterions les côtes irlandaises d’ici une semaine, afin de remplir les cales de vivres et de prendre un peu plus d’informations sur Bordeaux et l’île de Malte afin de savoir pourquoi le collier devait être emmener là-bas et qui était charger de cette mission. En effet selon l’émissaire la prise pouvait être plus ou moins dangereuse. Il ne souhaitait pas trainer car la menace d’un blocus anglais semblait de plus en plus proche et il ne se ferait pas retenir aussi facilement.

Svend prévoyait de se rendre dans le Nord du pays afin de régler quelques affaires, ne sachant pas exactement la durée de son périple. Les informations pouvant dater un peu, il y avait une possibilité que le collier ne soit déjà plus en France.

Après avoir passé quatre jours à remplir les cales de denrées non périssables, de poudre à canon et pour les mousquets, avoir affuté les diverses lames et réparer voilages et cordages, nous partîmes de Belfast pour monter vers Rathmullan. Les hommes étaient très excités à la perspective de la prochaine escale car la majeure partie avait leurs familles qui vivaient là-bas.

Pendant les jours ou nous étions à quai j’avais appris à connaitre les hommes du bord. J’étais devenu ami avec le jeune mousse, John qui avait deux ans de moins que moi. Le bosco, Harry le borgne était un homme brusque mais qui avait un bon fonds, il protégeait parfois John des plaisanteries parfois cruelles des hommes du bord, qui essayaient notamment de le pousser à l’eau lorsqu’il nettoyait le pont.

Svend était à la fois content que j’essaye de lier connaissance avec ses hommes mais aussi jaloux de tous ceux qui m’approchaient de trop près, notamment John qui me prenait parfois le bras sans penser à mal. Un matin ou nous nous étions retrouver sur le pont, il me saisi la main. Svend s’en aperçu et fit appeler John dans sa cabine. Quand le jeune homme ressorti, il avait une trace de main sur la joue. J’entrais alors tremblante de fureur afin de sommer le capitaine de m’expliquer son geste. A peine étais-je entrée que son regard me figea sur place. Il avait les yeux brillants de fureur et il secouait sa main, preuve qu’il avait dû frapper fort. Je n’osais alors plus rien dire de peur de me prendre une gifle moi aussi. Il me fut gré de mon silence, me fit un signe afin que je ne sorte pas de la cabine. Je restais donc toute l’après-midi à broder et à m’inquiéter pour mon ami.

Quand Svend revient, m’apportant le diner, il s’assit sans dire un mot. Nous mangeâmes alors dans un silence des plus lourds. Quand il brisa son mutisme ce fut pour m’ordonner de porter la robe bleue le lendemain quand nous toucherions terre. Il m’interdit de sortir jusque là. Il ressorti ensuite me laissant en plan avec les reliefs du repas. Ce fut John qui vint débarrasser. La marque de la main avait été remplacée par un énorme bleu. Il ne me regarda et ne me parla pas. Il se dépêcha de ressortir au plus vite.

La nuit fut plus que calme, Svend me tournant le dos alors que depuis notre mariage, il avait très actif. Je profitais donc de ce moment de répits pour pouvoir me reposer afin d’être fraiche et dispose pour le lendemain. Je ne savais toujours pas où mon mari comptait m’emmener en grande toilette. Je pressentais néanmoins que cela allait être une rencontre importante pour mon avenir.

Le lendemain matin nous accostâmes au port de Rathmullan. Pendant que l’équipage manœuvrait, je m’habillais avec la magnifique robe bleue, je montais mes cheveux en chignon. J’eu bien du mal à le réaliser seule, mais le résultat dépassa mes espérances. Je chaussais de magnifiques souliers assortis à la robe. N’ayant plus rien à faire, j’attendais avec impatience que Svend vienne me chercher.

Il arriva peut après et me fit grâce d’un sourire à la vue de ma mise. Je lui souris à mon tour heureuse de lui plaire et de le voir de meilleure humeur. Il se changea, portant pour l’occasion une chemise de lin, un pantalon de toile rigide et une cape sur ses épaules. Il posa aussi sur sa tête un chapeau orné d’une plume, preuve de son statut de capitaine.

Svend me prit le bras pour sortir de la cabine. En montant sur le pont je remarquais que celui-ci était désert. Mon mari sourit en voyant ma surprise et ma crainte que l’on nous vole le navire. Il m’expliqua alors que nous étions dans son village natal et que nul ne serait assez fou pour tenter quelque chose contre son navire. Sa réputation de pirate sanguinaire le précédait rendu encore plus effrayants par les divers récits qui passaient dans toute l’Irlande. Cela le faisait sourire car la moitié de ces racontars étaient de pures inventions.

Je le sentais ravi d’être rentrer chez lui et je comprenais mieux le soin apporté à sa mise ainsi que mes efforts de toilette. Il m’emmena dans sa famille afin de me présenter à ses parents. Il était très fier de m’avoir à son bras et je me sentais un peu comme un trophée qu’il aurait gagné lors de l’une de ses prises maritimes. Je ne savais si je devais m’en sentir flattée où humiliée.

Je choisi la première option ne voulant pas gâcher le moment présent. De plus j’étais curieuse de connaitre ma belle famille.

Nous traversâmes tout le village avant d’arriver devant une belle bâtisse de pierre blanche avec un toit en tuiles noires. Sa construction avait dû couter une belle somme très certainement issu des différents pillages du pirate. J’imaginais sa joie d’avoir pu offrir à ses parents une vie plus douce. Des poules courraient en liberté et un chien aboya alors que Svend allait franchir le seuil de la demeure. Ce boucan fit alors apparaitre une tête à la fenêtre. C’était le visage d’une femme âgée, qui quand elle vit mon mari poussa un cri de joie avant de se précipiter à la porte et de se jeta à son cou.

La femme avait les cheveux gris et des rides indiquaient les années sur son visage. Lorsqu’elle se tourna vers moi je vis alors ses yeux qui étaient d’un bleu de glace. Cela ne faisait aucun doute, j’avais devant moi ma belle-mère. Elle me sourit gentillement avant de m’embrasser franchement sur les deux joues. Elle s’appelait Aileen m’apprit elle, Svend ne s’étant pas occuper des présentations, trop pressé de parler de ses dernières découvertes à son père qui arrivait de derrière la maison.

Le père de Svend, qui répondait au nom de Nils était aussi grand et costaud que son fils, ses cheveux qui étaient d’un blancs de neige avaient été jadis aussi blond que ceux de son fils. Il avait gardé, malgré les années un fort accent nordique. Contrairement à Svend, il était avenant et souriant. Il me serra fort dans ses bras, heureux de voir son fils enfin casé et prêt à continuer la lignée des Jarlars.

Une jeune femme apparut alors à la porte. Elle était le portrait craché de Svend et portait un bébé dans les bras. Svend sembla alors éprouver plusieurs émotions à la fois. Sur son visage se succédèrent la stupeur, puis la joie et enfin la fureur quand il ne vit pas d’alliance au doigt de la mère de l’enfant. Il se tourna vers ses parents et ils commencèrent à parler dans un dialecte gaélique qui m’était inconnu. Un prénom, Lena, que je présumais être celui de la jeune femme, revenais en boucle dans la conversation. Le ton montait de plus en plus quand elle décida de s’en mêler. Plus que des mots, c’est la gifle qu’elle colla à Svend qui provoqua le silence.

Il la regarda alors avec son regard d’assassin et si je ne m’étais pas interposer pour demander des explications, il aurait pu lui faire du mal tant la fureur l’habitait. Il posa alors les yeux sur moi et repris subitement son calme. Il me raconta alors que sa sœur avait eu un enfant avec un homme de passage au village. Un marin anglais qui l’avait quitté pour reprendre sa vie aventureuse faisant de Lina une fille perdue et de son enfant un bâtard.

Une bâtarde plutôt lui répondit Léna furieuse. Qui s’appelait Olga et qui venait d’avoir 6 mois. Je me précipitais alors vers la petite un sourire aux lèvres. Elle me rappelait mes petites sœurs au même âge. Ce souvenir me fit comme un coup de poignard, ne sachant pas ce qu’il était advenu de ma famille après ma fuite. Je refoulais cette tristesse afin de discuter gaiement avec Lena, heureuse d’avoir une belle sœur si sympathique. L’incident fut oublié quand nous passâmes à table, Svend ayant eut une discussion passionnée avec son père à propos des diamants. Il n’adressa cependant pas la parole à sa sœur durant tout le repas, malgré le regard triste que lui lançait sa mère.


Quand nous montâmes dans la grange qui nous tenait lieu de chambre, Svend se fit plus tendre. Il me prit dans ses bras et entreprit de m’ôter délicatement ma belle robe. Lorsqu’elle tomba à terre, il me poussa dans les ballots de paille qui nous servait de lit et se jeta sur moi pour me couvrir de baisers. Il se fit ensuite plus sauvage et au petit matin la paille était plus répandue au sol que sous nos deux corps nus.

Le chant du coq et le soleil levant nous réveillèrent. Svend m’embrassa langoureusement pour me souhaiter une bonne journée. Avant de nous lever nous discutâmes de tout et de rien. Il me parla de son enfance avec sa sœur, de l’amour qu’avait ses parents l’un pour l’autre et il finit par me demander ce qui m’avait rendu triste la veille. Je lui racontais alors mon départ précipité et mon inquiétude pour ma famille. Il me promit alors de se renseigner grâce à ses différents contacts. Cette perspective me rassura et nous fîmes de nouveau l’amour plus tendrement que jamais.

Nous passâmes deux jours idylliques en compagnie de sa famille. Sa mère était aux petits soins pour moi. Elle m’avait dit en aparté que je devais vraiment être courageuse pour que Svend mais choisi. Aucune fille d’ici n’avait jamais eu l’audace de le regarder en face de peur de se faire écharper. Je ne répondis pas me contentant de sourire au souvenir de notre « coup de foudre ».

Les adieux furent difficiles, surtout à la pensée du long voyage qui nous attendait, et Svend n’avait pas reparlé à sa sœur. Lors de notre retour vers le bateau Svend semblait tendu et triste. Je pensais que c’était du fait de notre départ, mais je me rendis vite compte que c’était autre chose qui le tourmentait. Il poussa soudainement un juron et je compris alors qu’il pensait à Lena. Il voulait trouver l’homme qui l’avait mise enceinte avant de l’abandonner lâchement. Il l’éviscérerait de ses propres mains dés qu’il l’aurait retrouvé. Une deuxième quête prenait place sur ses épaules. Il laverait l’honneur de sa sœur dans le sang.

Arriver au port, j’eu deux surprises, la première fut le nom qui apparaissait maintenant sur la coque du bateau. « La farouche » s’inscrivait en longues lettres blanches. Je restait estomaquée avant de me tourner vers mon mari qui avait retrouvé le sourire. C’était son cadeau de mariage et un hommage à mon courage m’expliqua-t-il riant de ma surprise. J’en fut très touchée.

La deuxième surprise me fit nettement moins plaisir. En montant sur La Farouche je saluais tout les hommes d’équipage avant de m’apercevoir de l’absence de mon ami John. A sa place, un jeune homme d’environ dix huit ans, les cheveux bruns frisés et un sourire éclatant lavait le pont. Il se présenta sous le nom de Jean-Baptiste alias La Grenouille, français d’origine. Je partis donc à la recherche de mon cher mari afin d’obtenir des explications sur ce soudain changement. Il m’expliqua très calmement que John était partis sur un autre navire de ses amis et que Jean-Baptiste serait bien plus utile pour notre escale en France. Il m’apprendrait d’ailleurs quelques rudiments de sa langue afin que je puisse me débrouiller en cas de problèmes.

Je ne protestais pas, mais cette petite injustice resterait graver dans ma mémoire pour quelques années. Les divers tonneaux et vivres ayant été chargés nous prîmes la mer en direction de la France. Enfin c’est ce je pensais. Mais diverses péripéties nous attendait sur le chemin des mystérieuses larmes de glace.
________________________
Allons-y Alonso !!!!



Revenir en haut
Elisabeth Madness
Cyberqueen
Cyberqueen

Hors ligne

Inscrit le: 01 Nov 2009
Messages: 981
Localisation: Essaye de monter discrètement à bord du TARDIS
Féminin Scorpion (23oct-21nov) 蛇 Serpent

MessagePosté le: Mer 1 Sep - 17:21 (2010)    Sujet du message: Les larmes de glace Répondre en citant

Han trop cool cette suite! On comprend pourquoi ta fic porte ce nom:P et j'aime beaucoup la visite dans la belle famille ^^ Vivement la suite et les péripéties que va créer la quête des diamants
________________________


Revenir en haut
Contenu Sponsorisé






MessagePosté le: Aujourd’hui à 05:55 (2017)    Sujet du message: Les larmes de glace

Revenir en haut
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Fantastic Worlds Industry Index du Forum -> Coin des artistes -> Fan-fics -> Autres Toutes les heures sont au format GMT + 1 Heure
Aller à la page: 1, 2  >
Page 1 sur 2

 
Sauter vers:  

Portail | Index | créer un forum gratuit | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
darkages Template © larme d'ange
Powered by phpBB © 2001, 2005 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com